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TOP GUN : MAVERICK

 

 TOP GUN : MAVERICK

 

Année : 2022
Pays : Etats-Unis
Genre : action
Durée : 2 h 10 min.
Couleur

Réalisateur : Joseph KOSINSKI
Scénario : Ehren KRUGER, Eric Warren SINGER, Christopher McQUARRIE, Peter CRAIG, Justin MARKS

Acteurs principaux :
Tom CRUISE (Capitaine  Pete 'Maverick' Mitchell), Val KILMER (Amiral Tom 'Iceman' Kazansky), Miles TELLER (Lieutenant Bradley 'Rooster' Bradshaw), Jennifer CONNELL (Penny Benjamin, barmaid), Bashir SALAHUDDIN (Bernie 'Hondo' Coleman), Jon HAMM (Amiral Beau 'Cyclone' Simpson), Charles PARNELL (Amiral Solomon 'Warlock' Bates).

Musique : Lorne BALFE, Harold FALTERMEYER , Lady GAGA, Hans ZIMMER
Photographie : Claudio MIRANDA
Producteurs : Jerry BRUCKHEIMER, Tom CRUISE, David ELLISON, Christopher McQUARRIE
Compagnies productrices : Paramount Pictures, Skydance Media, Jerry Bruckheimer Films, Don Simpson/Jerry Bruckheimer Films

 

Aéronefs :

  • -Boeing F/A-18E/F Super Hornet
  • -Grumman F-14 Tomcat images 3D
  • -Grumman E-2C Hawkeye
  • -Lockheed Martin F-35 Lighnting II, en arrière-plan
  • -North American F-6K Mustang, N51EW
  • -Mil Mi-24, images 3D
  • -Sikorsky MH-60S SeaHawk
  • -Sukhoi Su-57, images 3D

 

Notre avis :

“Top Gun : Maverick” est la suite du premier “Top Gun” sorti en 1986. 36 ans plus tard, on y retrouve Tom Cruise (57 ans en 2019) dans le rôle principal, toujours pilote dans l’US Navy et pas à la retraite comme il aurait dû l’être. La sortie du film achevé en 2020, fut retardée par la pandémie de la Covid 19 et n’eut lieu que le 26 mai 2022.

Après plus de trente ans de la fin du premier film, le capitaine Pete “Maverick” Mitchell est toujours dans l’US Navy comme pilote d’essai, ayant réussi à éviter des promotions pour continuer à voler. Alors que l’amiral Chester "Hammer" Cain est sur le point de supprimer le programme d’essai de l’avion hypersonique “Darkstar” afin de rediriger son financement vers la conception d’un drone, Maverick décolle et pousse l’avion à plus de Mach 10. Mais l’avion se crashe et Maverik s’en sort sans trop de mal. Cain veut le clouer au sol, mais à la demande du commandant de la flotte du Pacifique, l’amiral Tom "Iceman" Kazansky, un ami de Maverick et son ancien rival en 1986, il est muté comme instructeur sur la base de San Diego. (Notons qu’en 1996, l’école d’entraînement des chasseurs n’était plus à North Island, mais fut transférée sur la NAS Fallon dans le Nevada où a été filmée la scène de la première conférence de formation de Maverick). Il est chargé de former un groupe d’élite sur des F-18 Super Hornet, assemblé par le vice-amiral Beau "Cyclone" Simpson et le contre amiral Solomon "Warlock" Bates. Ils doivent accomplir une mission urgente visant à détruire une usine d’enrichissement d’uranium d’un « pays ennemi ». Cette usine est installée au fond d’une sorte de cratère situé au bout d’une vallée très encaissée et sinueuse ; elle et protégée par de nombreuses batteries de missiles sol-air, ainsi que par une base aérienne où sont stationnés des chasseurs de 5ème génération. Les pilotes n’apprécient d’abord pas Maverick, notamment le lieutenant Bradley "Rooster" Bradshaw qui est le fils de l’ancien meilleur ami de Maverick, son RIO (Radar Intercept Officer) Nick "Goose" Bradshaw qui est mort lors d’une éjection. Devant la maîtrise et l’habileté de Maverick lors des vols d’entraînement, ses élèves changent d’avis et se regroupent autour de lui. Il rencontre son ancienne petite amie Penny Benjamin qui est la barmaid du club des officiers. Plus tard, Maverick va voir Iceman qui est atteint d’un cancer de la gorge, et qui meurt peu après. C’est alors que Cyclone décharge Maverick de son rôle d’entraîneur et change la tactique d’approche de l’usine ennemie. Néanmoins Maverick s’en tient à son plan d’attaque et fait une simulation prouvant que c’est lui qui a raison. Cyclone le nomme alors comme chef de la mission. Maverick choisit deux équipages, Phoenix, une femme pillote, et son WSO (Weapon systems officer ) Bob, alors que Payback fait équipe avec son WSO Fanboy. Rooster est également choisi. Les autres sont en réserve. Les quatre F-18 décollent du porte-avions USS « Theodore Roosevelt » alors qu’un croiseur envoie ses missiles de croisière Tomahawk détruire la base aérienne. Ils dépassent très vite à basse altitude les Super Hornet, alors que leur vitesse est bien inférieure...Les pilotes atteignent l’usine et parviennent à la détruire, mais reprenant de l’altitude au retour, ils sont attaqués par les missiles sol-air et par une paire de chasseurs. Comme Rooster n’a plus de moyens de contre-mesures, Maverick essaie de le protéger mais il est abattu. Malgré les ordres, Rooster ne revient pas au porte-avions et il sauve Maverick qui est attaqué au sol par un hélicoptère, avant d’être abattu à son tour par un missile. Ils se retrouvent tous les deux au sol et n’ont d’autre solution que se diriger vers la base qui vient d’être bombardée. Ils ont la chance d’y découvrir dans un hangar protégé un F-14 prêt à décoller. Ils se dirigent vers le porte-avions mais sont attaqués par deux avions très modernes que Maverick, grâce à sa virtuosité, parvient à descendre. Mais un troisième survient alors que Maverick ne dispose plus de munitions ! L’avion ennemi est abattu miraculeusement par Hangman qui était parti à la recherche de Maverick. Ayant réussi à apponter avec un F-14 endommagé, Maverick et Rooster se réconcilient alors qu’ils sont acclamés par l’équipage du navire. Plus tard, Maverick et Rooster  entretiennent un P-51 Mustang sur un aéroport privé. Quand Penny arrive avec sa fille (dans une belle Porsche 911S) Maverick l’emmène dans le Mustang. Rooster se dirige vers un panneau de photos où il y a une photo de leur dernière mission prise sur le porte-avions, à coté de celle de son père et du jeune Maverick…

« Top Gun : Maverick » est un film divertissant, palpitant et, par moments, vraiment émouvant, qui est aussi une véritable louange du courage. Toutefois, c'est un film qui malgré toutes ses prétentions au réalisme (les acteurs volent dans de véritables avions) déploie un scénario totalement improbable.

La thèse du film est qu'en dépit de la prévalence actuelle des bombes autoguidées et des drones, en cas de crise, rien ne peut remplacer un pilote de chasse ultra-talentueux qui dirige 30 tonnes de métal à une vitesse hypersonique vers une redoutable «zone de danger», qui envoie ses bombes en plein sur la cible, puis qui repart avec une accélération assez puissante pour empêcher tout pilotage par n'importe quel être humain qui ne peut commander que la manette des gaz et encore…Mais le message du film est plus ambigu. Le film dit aussi, dès le début, et après le crash de l’avion hypersonique, que les jours des pilotes virtuoses comme le capitaine Pete «Maverick» Mitchell sont vraiment comptés. Ironiquement, la véritable morale du film nous est donnée par  un de ses personnages les plus antipathiques, l’amiral "Hammer" Cain, lorsqu'il dit à Maverick : «L'avenir est à notre porte et vous n'êtes pas invité »…

Il est vrai que les constructeurs aéronautiques travaillent de plus en plus aujourd’hui sur des drones d’observation, de bombardement et même de combat et moins sur les chasseurs classiques dit de 5ème génération. Dans le couple pilote-avion, c’est l’avion qui est le plus facile à remplacer, tel fut la leçon tirée de la seconde guerre mondiale ; les USA, l’Angleterre l’Allemagne et l’URSS, sauf le Japon (qui restait attaché à ses règles moyenâgeuses), l’avaient bien compris à leurs dépens.

Le scenario est insensé. Même s'il est dans l'intérêt des USA d'empêcher ce pays ennemi non nommé (mais plusieurs indices font penser à l’Iran : construction d’une usine  d’enrichissement d’uranium à l’encontre des traités signés, le F-14 Tomcat en service…) de construire une bombe atomique, il n'y a pas de raison de détruire une usine d'enrichissement d'uranium avant qu'elle ne soit en fonctionnement. Il faut des années pour enrichir suffisamment d'uranium pour construire une bombe, et il existe de nombreux autres moyens de faire face à la menace avant cela. Mais surtout, il aurait été beaucoup plus simple et facile d'envoyer un ou deux bombardiers B-2 à très haute altitude afin de tirer des bombes à guidage GPS. Même s'il y avait un risque que des missiles sol-air puissent atteindre néanmoins les B-2, leurs radars auraient pu être déjoués par une cyberattaque. Lors d’une nuit de septembre 2007, quatre chasseurs israéliens F-15 étaient allés détruire une usine nucléaire naissante dans le désert de Syrie en la bombardant de bombes et missiles à guidage laser. Les Syriens n'avaient pas vu les avions arriver parce que le service de renseignement israélien chargé de la guerre électronique avait piraté leurs radars de défense aérienne, grâce à un programme développé par une unité clandestine de l’USAF. La liaison entre les radars et les écrans des opérateurs avaient été perturbée au point que les écrans des opérateurs n’affichaient rien !

Mais Top Gun est un film de la Navy. Si l’on regarde le premier volet ou sa suite récente, on ne croirait jamais qu'il existe d'autres départements dans les forces armées américaines (l'US Air Force, l'US Army, les Marines...). Compréhensible en 1986, cela ne l’est plus du tout en 2019. En 1986, fut voté le Goldwater-Nichols Act, qui réorganisait les forces armées afin que leurs différents services fonctionnent de manière conjointe lors des opérations. Désormais, on ne peut demander à un seul porte-avions d’exécuter une mission toute entière, sa planification impliquerait l’USAF avec ses bombardiers et l’US Cyber Command. On pourrait demander à un vaisseau de la Navy de tirer quelques missiles de croisière pour dégager la voie, mais cela serait sans doute à peu près tout. C’est d’ailleurs ce qui se passe dans le film quand un croiseur détruit une base aérienne. Pourquoi ses missiles Tomahawk n’ont-ils pu détruire l’usine par la même occasion ?

La production commença le 30 mai 2018 à San Diego (CA). Fin août, l’équipe de production se déplaça sur le porte-avions USS « Abraham Lincoln » (CV-72) basé à Norfolk (VA) et en février 2019, sur l’USS « Theodore Roosevelt » (CV-71) basé à North Island à San Diego. En mars, le tournage eut lieu sur la base de la Navy de Whitley Island, à Oak Harbor (WA), et jusqu’en avril, sur les bases de la Navy de North Island, de Lemoore, de China Lake, de Lake Tahoe Basin Management Unit, sur la Marine Corps Air Station de Miramar, près de San Diego, en Californie, la NAS Fallon (NV) où est située la Fighter Weapons School de la Navy et où fut filmé en partie le premier « Top Gun », à Seattle (WA) et Patuxtent River (MD). En juin 2019, le tournage était terminé.

Bref, « Top Gun: Maverick » est mieux, malgré tout, que le premier « Top Gun ». N’hésitez pas à voir la suite ! Le film est extrêmement bien fait, voire même parfois amusant, même si tout au long du film Maverick revient avec amertume sur son passé. Il est vrai qu’en vieillissant, votre passé  vous envahit de plus en plus souvent la tête... Mais n’oubliez pas de laisser votre cerveau au vestiaire, avant d’entrer dans la salle de projection.

 

Les avions du film :

Le principal avion du film est le Boeing F/A-18E et F/A-18F Super Hornet que l’on aperçoit dès le générique, en train de décoller et d’apponter sur le porte-avions USS « Abraham Lincoln » (CVN-72) de la classe Nimitz. On  verra les F-18 tout au long du film notamment lors des fantastiques dogfights auxquels se livrent Maverick et ses élèves. Notons que ces combats tournoyants se font plus rares aujourd’hui, les pilotes n’apercevant les avions ennemis que sur leur radar et ce sont des missiles qui les abattent à des kilomètres de distance, même si le Super Hornet est toujours équipé d’un canon rotatif interne de 20 mm (au cas où…). Mais au cinéma, les avions qui virevoltent, se poursuivent, s’interceptent, sont un spectacle obligé et notamment les vols au milieu de canyons étroits inspirés par « Star Wars » (1980). Une grande partie de ces scènes acrobatiques furent effectuées par des pilotes de la base de l’US Navy de Lemoore.

Mis en service en 1999, le F-18 Super Hornet  remplaça le Grumman F-14 Tomcat dont les derniers furent réformés en 2006. Le Super Hornet est une énième version du F-18 Hornet dont le premier vol remonte à 1978. L'US Navy a reçu 322 F/A-18E monoplaces et 286 F/A-18F biplaces dans le cadre du programme Block II, entre 2005 et avril 2020.

Dans le film, les Super Hornet, dont on ne voit jamais les tail codes, sont armés de deux missiles air-air AIM-9 Sidewinder en bout d’ailes et deux bombes à guidage laser GBU-27 Paveway III reconstituées (pas très bien) en images de synthèse.

Remarquons que les F/A-18 n'ont pas un rayon d'action suffisant pour réaliser la mission du film, surtout à une vitesse élevée à 100 m d’altitude, ce qui consomme beaucoup de carburant. L’US Navy ne souhaitait pas montrer ses nouveaux Lockheed Martin F-35 Lightning II (au rayon d’action plus élevé) car cela aurait impliqué de révéler les tactiques hautement confidentielles de ces avions. C’est aussi un avion qui se distingue par ses multiples défauts qui retardent sa mise au point définitive…Il faut le chercher car il n’apparaît que furtivement dans le film, au milieu des F-18.

Les leurres thermiques lancés par les F-18 pour se défendre contre les missiles sol-air lancés contre eux ne servaient à rien puisque ces missiles russes sont des S-125 "Neva/Pechora" guidés par radar, dont l’armée iranienne n’est d’ailleurs pas équipée.

Tom Cruise ne fut pas autorisé à piloter un F-18, il est filmé en place arrière. Il porte, comme les autres pilotes, un casque léger Gentex HGU-68/P, avec son nom de guerre (call sign) « Maverick » (=anticonformiste, dissident) marqué devant.

Le second vrai avion aperçu lors du générique dans « le désert Mojave », dans un hangar de l’Inyokerm Airport (non loin de la base de China Lake) est un vieux North American P-51 Mustang sur lequel travaille Maverick. Il s’agit en fait de son avion personnel, le N51EW portant le code « LG-W ». On le revoit à la fin du film quand il emmène Penny faire un tour à son bord.

Construit en 1944 comme P-51K-15-NT (s/n 44-12840, c/n 111-36123), il fut rapidement converti en F-6K, en avion de reconnaissance photo. Il fut transféré en 1946 à une unité de la Civil Air Patrol. Dans les années 1960, il fut vendu à un particulier et en 1968, au Victory Air Museum, de Mundelein (IL). En 1982 et 1987, il eut deux autres propriétaires californiens. Sa restauration fut alors entamée par B&D Enterprises en Californie, avec la suppression des hublots des caméras à l’arrière du fuselage. En octobre 1997, il fut  acquis par Eddie Wallachs, de Lake Bluff (IL), qui le fit immatriculer « N51EW ». La restauration de l’avion devenu biplace, fut achevée par Cal Pacific Airmotive (Calinas, CA) en 1997. L’avion portait le nom de « Montana Miss » avec le code « LG-W ». C’est en mars 2002 que l’avion fut mis au nom  de Vallhalla Aviation au Bob Hope airport  (CA), société dont le président est Tom Cruise. D’abord basé à Van Nuys, il fut transféré au Bob Hope Airport de Los Angeles en 2012. En 2006, il reçut le nouveau nom « Kiss me Kate » en référence à la jeune épouse de Tom Cruise, l’actrice Katie Holmes, tout en conservant son matricule et son code « LG-W ». L’avion ne porte plus ce nom, Tom Cruise et Katie Holmes ayant divorcé en 2012. Le N51EW est un des deux seuls F-6K Mustang actuellement en état de vol.

Le troisième avion aperçu dans le film est en fait la maquette grandeur réelle d’un prototype fictif, le Lockheed Martin « Darkstar », un avion dans lequel Maverick dépasse la vitesse de Mach 10 ! Cet avion vu sur la Naval Air Weapons Station de China Lake (CA) en novembre 2018, est plus proche d’une fusée que d’un aéronef et on ne voit pas bien ce que vient faire un homme dans cet engin piloté par des ordinateurs plus rapides que son cerveau. Il porte sur les dérives le numéro de série « 101795 » et le logo de Lockheeed Martin Skunk Works. Cet avion hypersonique fut très inspiré du Lockheed Martin SR-72, un drone de reconnaissance qui devrait entrer en service en 2030, avec une vitesse de « seulement » Mach 6…Les Skunk Works contactés par le réalisateur, participèrent effectivement à la conception du Darkstar, au point que les Chinois, auraient déplacé un de leurs satellites d’espionnage pour le photographier en le prenant pour un avion réel !

C’est un Sikorsky SH-60S Sea Hawk (serial 465, code VX-31 de l’Air Test and Evaluation Squadron basé à China Lake) qui vient récupérer Maverick après son accident avec le Darkstar.

Maverick et Rooster parviennent à s’emparer d’un Grumman F-14 Tomcat pour rejoindre leur porte-avions, sur une base ennemie dévastée. Cet avion est apparemment en bonne forme avec ses pleins de carburant et de munitions. Maverick connait bien cet avion, qu’il pilotait dans « Top Gun » (1986), mais il lui faut se rappeler toutes les commandes de l’avion et cela va lui revenir rapidement. Il décolle d’une bretelle qui devait être assez longue (760 mètres au moins) mais le train avant va être brisé par une citerne de carburant frôlée de trop près. La seule armée de l’air où le F-14 est encore en service est l’armée iranienne, qui en comptait 26 en 2021 ; mais après plus de quarante ans (les premiers F-14 furent livrés en 1974), il n’est pas sûr que ces avions soient encore en bon état de vol. Les forces iraniennes auraient depuis longtemps épuisé toutes leurs pièces de rechange et, avec les sanctions internationales, elles n'auraient jamais pu en acheter ailleurs.

Les Iraniens disposent d’avions russes un peu plus modernes, comme les MiG-29 et MiG-31, mais ils n’ont pas de Sukhoi Su-57, comme les trois avions qui attaquent le F-14. Mis en service en 2020 seulement, les tout premiers SU-57, avions de 5ème génération, ont été livrés uniquement à l’armée de l’air russe.

Maverick fait un appontage très risqué sur le porte-avions, sans roue avant et sans crosse d’appontage. Mais les sièges éjectables sont bloqués, Rooster ayant oublié vraisemblablement, dans sa hâte, de retirer les goupilles de sécurité ; ils n’ont donc pas d’autre solution que d’apponter.

Le F-14 comme les Su-57 sont réalisés en images de synthèse tout comme l’hélicoptère Mil Mi-24 Hind (que l’armée iranienne ne possède pas, contrairement à l’armée irakienne) qui mitraille Maverick au sol et que fait exploser Rooster. Notons, au passage, que le Mil-24 ne possède pas deux canons multitubes à l’avant, mais un seul. Les cockpits avant et arrière du F-14 apparaissent parfaitement exacts et ont pu être filmés sur un vrai Tomcat. Tom Cruise avait voulu limiter le recours aux images digitales, autant que possible, mais 385 artistes digitaux participèrent néanmoins au montage…

Le Northrop Grumman E-2C Hawkeye qui guide les F-18 lors de leur approche du pays ennemi, est peut être vu (rapidement) sur un documentaire, Il porte le code « NH » du  Carrier Air Wing 11 basé à NAS Lemoore (CA) et embarqué sur le porte-avions USS « Theodore Roosevelt ». Sur l’aile droite on aperçoit son code personnel  (602NH). En 2019, un E-2C codè 602 (BuNo. 163696) était en service au NSAWC (Naval Strike Air Warfare Center) Fallon (NV). Il est stocké depuis 2021 au 309th AMARG sur la base de Davis-Monthan AFB (AZ). Etait-ce le même ?

 

Christian Santoir

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