Rechercher dans ce blog

UN CERTAIN MONSIEUR BINGO

 

 UN CERTAIN MONSIEUR BINGO

Vo. Requiem per un agente segreto

 

 

Année : 1966
Pays : Italie, Espagne, Allemagne de l'ouest
Genre : action
Durée : 1 h 42 min.
Couleur

Réalisateur : Sergio SOLLIMA
Scénario : Sergio DONATI

Acteurs principaux :
Stewart GRANGER (Jimmy Merrill), Daniela BIANCHI (Evelyn), Peter van EYCK (Oscar Rubeck), Giulio BOSETTI (Erik), María GRANADA (Betty Lou), Beni DEUS (Moran), Luis INDUNI  (Charles Bressart).

Musique : Antonio Pérez OLEA
Photographie : Carlo CARLINI
Producteur : Alberto GRIMALDI
Compagnies productrices : Constantin Film, Produzioni Europee Associate (PEA), Venus P.C. S.L.

Avions :

  • -Meteor FL.53, I-FULO, en arrière plan
  • - SE-210 Caravelle III, CN-CCZ
  • - SIAI Marchetti SM.102, I-GION, I-AEKN, en arrière plan

 

Notre avis :

Ce film est un produit typique de vague de films d'espionnage qui sévissait en Europe continentale, à l'époque depuis le grand succès international des films de James Bond. La plupart de ces films ont été coproduits entre l'Espagne, l'Italie, la République fédérale et la France.

Le britannique Jimmy Merrill est un mercenaire freelance, connu pour ses méthodes plutôt radicales. Il est embauché par le gouvernement américain qui l'envoie au Maroc avec le nom de code "Bingo", après le meurtre de plusieurs agents occidentaux, afin de retrouver le patron de l'organisation secrète Green Star à l'origine de ces meurtres. Le chef de cette organisation est Oscar Rubeck, un ancien agent des services secrets nazis qui, en pleine guerre froide, a refait surface et travaille désormais avec plusieurs industriels et tueurs à gages professionnels. Les Américains croient que Rubeck travaille pour les Communistes.  Merrill rencontre au Maroc, ses collègues norvégiens, Erik et Edith, qui recherchent Rubeck eux aussi, considérant qu'il est le cerveau derrière une attaque meurtrière contre une mission norvégienne de l'ONU, au moment de la crise de Suez (1956). Alors que les Norvégiens veulent le ramener à Oslo, pour lui faire un procès, les Américains préféreraient lui poser des questions sur son organisation… Mais capturer Dubcek n'est pas une tâche facile, Son syndicat du crime est bien entrainé et préparé à marchander avec ses ennemis. Le plus dangereux est un des tueurs de Rudbeck, le jeune Alexej, que Rudbeck avait adopté pendant la guerre, en Pologne. Il l'avait formé pour devenir un agent secret et un tueur. Mais Merrill finit par le tuer, le jour où Alexej avait retrouvé Edith, en se faisant passer pour un de ses amis. Alexej avait déjà tué Erick et s'apprêtait à en faire autant à Edith. Puis Merrill se rend chez Rubeck, qu'Edith avait découvert; après l'avoir désarmé, il le livrera aux gens de l'ambassade américaine. A la fin du film, Merrill quitte le Maroc, avec Edith qu'il avait appris à connaitre de (très) près…

Ce film est dans la lignée des films d'espionnage de l'époque, avec un agent secret vedette, style "OSS 117", "007", mais si Merrill est un homme élégant qui se bagarre en costume et cravate, ce n'est pas un gentleman, c'est un homme brutal qui a la gâchette facile. Il est dur vis-à-vis des femmes, qu'il n'hésite pas à frapper. Seul compte pour lui, l'argent.

L'action, dans tous les films d'espionnage, se déroule dans un endroit exotique, si ce n'est pas le Maroc, c'est Istanbul, Hong Kong, Bangkok, La Havane, Rio, Mexique, Le Caire, etc... Les agents secrets sont des voyageurs, c'est pourquoi dans les films d'espionnage on voit souvent des scènes d'aéroports, des avions, mais ici, ils sont peu nombreux; sur quatre, trois sont vus en arrière plan, dans un hangar, lors d'une bagarre. Les avions ont été filmés sur l'aéroport de Tanger, au Maroc, et sur celui de Rome-Urbe que l'ont voit très peu.

 

Les avions du film :

Merrill arrive à Tanger avec une SE-210 Caravelle III de Royal Air Maroc (CN-CCZ, c/n 195). Cet avion pris en charge en juin 1965, fut retiré du service en novembre 1976, à Casablanca. Il servit de cellule d'instruction au sol et fut ferraillé en 2010.

A la fin du film, quand Merrill affronte Alexej, dans un hangar d'un aéroport "marocain", en fait, sur celui de Rome-Urbe, on voit deux SIAI Marchetti SM.102, dont les matricules ont été partiellement effacés. Bien que ne volant plus, ces deux avions semblent encore en assez bon état à part le revêtement d'une aile abîmé.

Le premier est le "I-GION" (c/n 17). Il fut d'abord un avion de l'Armée de l'air italienne, en 1950 (code MM61810), affecté au CAV (Centro Addestramento al Volo-Centre de Formation au pilotage) de la II ème ZAT (Zone Aérienne Territoriale) de Padoue. L'avion était équipé pour la photographie aérienne. Réformé en 1956, il fut vendu, en 1961, à Transavia, une petite compagnie éphémère (1961-1962) spécialisée dans le transport de journaux, à l'intérieur de l'Italie. En 1979, il fut exposé au Musée des Sciences et Technologies de Milan, avec sa livrée de Transavia. En1992, il fut stocké, démonté (maladroitement), à Malpensa, en attendant une restauration improbable.

Le second est le "I-AEKN" (c/n 19) qui, en 1951, appartenait à l'armée de l'air italienne, au sein du CAV de la Ière RA (Région Aérienne) avec le code "MM61828". En avril 1960, il fut acheté par Transavia. En 1970, il était parqué à l'extérieur, en piteux état, sur l'aérodrome de Rome-Urbe. En octobre 2009, il fut envoyé au parc à ferraille Elio Bentivoglio, à Rome.

A côté de ces deux bimoteurs, on aperçoit un petit monomoteur biplace côte à côte, un Meteor FL.53  (I-FULO, c/n 1101), immatriculé en 1955, sur lequel on n'a aucune information.

 

Christian Santoir

* Film disponible sur YouTube

Enregistrer un commentaire

Copyright © Aeromovies. Designed by OddThemes