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POLICE INTERNATIONALE

 

POLICE INTERNATIONALE

Vo. Pickup alley

 

Année : 1957
Pays : Grande Bretagne, Etats-Unis
Genre : policier
Durée : 1 h 32 min.
Noir et blanc

Réalisateur : John GILLING
Scénario : John PAXTON, A.J. FORREST
 

Acteurs principaux :
Victor MATURE (Charles Sturgis), Anita EKBERG (Gina Broger), Trevor HOWARD (Frank McNally), Bonar COLLEANO (Amalio), Dorothy ALISON (Helen), André MORELL (commissaire Breckner), Martin BENSON (Capitaine Varolli).

Musique : Richard Rodney BENNETT
Photographie : Ted MOORE
Producteurs : Irving ALLEN, Albert R. BROCCOLI
Compagnie productrice : Warwick Film Productions

Avions :

  • -Boeing 377-10-34
  • -Douglas DC-6B, N5026K, c/n 44426
  • -Douglas DC-6, SE-BDL, c/n 43129, en arrière plan
  • -Short S.45 Solent Mk.3, G-AKNU, c/n S.1299
  • -Convair 240-2, I-LARK, c/n 84, en arrière plan
  • -Convair 240-2, I-LIFT, c/n 56, en arrière plan
  • -Vickers VC.1 Viking, en arrière plan

 

Notre avis :

Il s'agit d'un autre film ayant pour principal sujet le trafic de drogue international. Le titre anglais "Pickup alley" est le surnom donné, aux Etats-Unis, à l'organisation Interpol. C'est l'un des nombreux thrillers réalisés avec Victor Mature, par la société britannique Warwick Film Productions, mais il se distingue par la présence dominante de Trevor Howard, qui impressionne, malgré le fait qu'il ait un second rôle, par rapport à Victor Mature et Anita Ekberg.

A New-York, une femme téléphone à son frère qui travaille au département des narcotiques du FBI, l'agent Charles Sturgis. Elle lui indique qu'elle a trouvé l'homme qu'il recherchait. Mais  quelqu'un s'infiltre dans sa chambre et l'étrangle. Sturgis recherche un certain McNally, le chef mystérieux d'un réseau international de trafiquants de drogue. C'est alors qu'il apprend que Salko, le complice de McNally, a été repéré à Londres. Il s'y rend aussitôt. Gina Borger, la livreuse de drogue de McNally, se rend chez Salko mais celui-ci essaie de la violer; elle le tue. Plus tard, elle va demander à McNally d'arrêter de lui confier ce genre de mission. Celui-ci refuse en la menaçant de la dénoncer pour le meurtre de Salko. Il lui demande d'aller chercher un colis à Lisbonne pour le livrer à Rome. Entretemps, la police a réussi a identifier Gina qui a laisser ses empreintes chez Salko. Elle est reconnue à Lisbonne par un agent qui avertit Interpol. Charles part pour Lisbonne pour la traquer. McNally est averti par un de membres du réseau que Gina est suivie. Arrivée à Rome, McNally lui donne rendez-vous dans les Catacombes, en sachant que Charles l'y suivra; il en profitera alors pour s'en débarrasser. Mais le coup échoue et Charles peut s'en sortit vivant. Il est alors contacté par Amalio, un marchand ambulant new yorkais qui lui vend des informations sur McNally. Il l'informe ainsi que McNally a subi une opération de chirurgie esthétique à Tanger, puis, il le conduit à l'hôtel où est Gina. Charles lui demande de l'aider à capturer McNally, mais des trafiquants interviennent et le mettent KO. Plus tard, il apprend par la police que Gina est partie à Athènes où un des complices de McNally, Fadala, a été arrêté. Charles s'y rend pour l'interroger. Fadala va les conduire à l'endroit où McNally se cache, mais les choses tournent mal; Fadala est tué et McNally peut s'échapper. Charles apprend par Amalio que la drogue va partir pour New-York, dans un cargo. Charles retourne avec Gina à New-York, mais à l'arrivée du bateau, aucune trace de drogue. McNally, déguisé en docker récupère la drogue cachée dans un frigo. Charles finit par le retrouver et le suit dans un entrepôt. Quand McNally tente de s'échapper en sautant sur une palette qu'une grue charge sur un bateau, Charles tire sur lui et le tue. Son corps est identifié par Gina; le dossier est clos.

Un informateur louche, des chambres sombres, des interrogatoires poussés, ce film utilise une série de clichés. Comme les autres du même genre, il se termine par des héros gagnants et des méchants souffrant d'une mort bien méritée. Le film est aussi une vraie course-poursuite à travers l'Europe de l'ouest : Londres, Lisbonne, Rome, Naples, Athènes, où eut lieu une grande partie du tournage.

Qui dit voyage à longue distance, dit avion, c'est pour cela que ce film nous en montre plusieurs filmés sur l'aéroport international de Londres-Heathrow, qui remplace ceux d'Athènes ou de Rome, sur l'aéroport de Rome-Ciampino et sur le Marine airport de Southampton, qui remplace l'Aeroporto Marítimo de Cabo Ruivo à Lisbonne.

 

Les avions du film :

Sturgis arrive à Londres-Heathrow dans un Boeing 377-10-34 (hublots carrés), un des six de ce type livré à la BOAC, en 1954, vu de trop loin pour être précisément identifié. On voit l'empennage d'un Douglas DC-7 de BOAC derrière et, quand la police quitte l'aéroport, on voit un autre Boeing 377 de la PAA (Pan American World Airways) sur une bretelle.

Sturgis part à Lisbonne avec un hydravion Short Solent d'Aquila Airways, qui atterrit sur le Tage à l'Aeroporto Marítimo de Cabo Ruivo (?), mais quand les passagers débarquent, on est plutôt au Marine Airport de Southampton, quai 50, d'où partait habituellement le Solent pour Lisbonne, puis Madeira. Il s'agit du Short S.45 Solent Mk.3 "Sydney" (G-AKNU, c/n S.1299), enregistré en 1947 au nom du Ministère de l'Aviation Civile britannique, mais employé par Aquila Airways Ltd en 1952. L'hydravion s'écrasera à Chassel Down, sur l'île de Wight, le 15 novembre 1957 (45 morts), suite à un problème de moteurs, après avoir décollé de Southampton.

Sturgis part à Rome avec un Douglas DC-6B, un "Super 6 Clipper" de la PAA (N5026K, c/n 44426), baptisé "Clipper Panama". Livré à la Pan American World Airways en mai 1954, il sera loué à National Airlines en novembre 1958. Il sera réformé sur l'aéroport de Shannon en Irlande, en juin 1959. Avec la PAA, en 1956, on pouvait effectivement faire Lisbonne-Rome, mais avec des escales à Barcelone et Nice. La scène de l'arrivée a bien été filmée sur l'aéroport de Rome-Ciampino.

Parqué à coté du DC-6, on voit un Convair 240-2  (I-LARK, c/n 84) de la compagnie italienne LAI (Linee Aeree Italiane). Construit en 1949, il fut d'abord exploité par Pan American World Airways (NC/N90669). En juin 1952, il fut acquis par Mid-Continent Airlines qui fut racheté par Braniff en août 1952. C'est en avril 1953, qu'il rejoignit la LAI, pour être revendu, en 1956, à Iran Air (EP-ADX). En novembre 1959, il rejoignit les USA avec Foreign Air Transport Development (N9753F) qui le loua, peu après, à Air Jordan (JY-ACC). En juillet 1961, c'est Beldex Corp. qui le récupéra. En septembre 1969, il fut mis au nom de Joe G. Marrs de Lake Placid (FL) avec le matricule "N564R". Il fut retiré du service le 21 avril 1974.

Un peu plus loin, alors que les passagers du DC-6 font une longue marche vers le terminal, on voit un autre Convair 240-2 (I-LIFT, c/n 56) qui eut un début de carrière identique à celle du précédent : mai 1948, PAA (NC/N90663); mars 1950, LAI; Mid-Continent Airlines, puis Braniff en août 1952. En décembre 1956, il fut acquis par la société The Babb Co. Inc. de Phoenix AZ (N9845F) et vendu à Air Jordan, en juin 1958 (JY-ACB). Il fut détruit, le 22 janvier 1959, en approche d'Amman-Marka (15 morts).

A travers la vitre d'un bureau de l'aéroport de Rome, on peut apercevoir, en partie, un Douglas DC-6 Skymaster appartenant à la SAS (Scandinavian Airlines System) (SE-BDL, c/n 43129) depuis mai 1948. En mars 1959, il fut vendu à la compagnie mexicaine Guest Aerovias (XA-MUB). En juillet 1964, il passa chez Mexicana de Aviacion et en février 1966, fut acquis par l'armée de l'air mexicaine (code TP-0203, 03, 103, ETP-10002). Il aurait été retiré du service en décembre 1993 et ferraillé.

Sturgis se rend à Naples avec un bimoteur qui, à l'atterrissage est un Douglas DC-3 et qui, à l'arrêt, devient un Vickers VC.1 Viking immatriculé en Angleterre (mais c'est tout ce que l'on peut déchiffrer). Plus tard, il prend un Vickers Viscount dont la livrée ressemble fort à celle de la compagnie "Hong Kong Airways" (!).

Quand Sturgis repart aux Etats-Unis, sur le tarmac de l'aéroport d'"Athènes", est stationné un Douglas DC-6B de la KLM-Royal Dutch Airlines (PH-DFK, c/n 43552/240) baptisé Jan Huyghen van Linschoten. Il avait été pris en charge par la KLM en juin 1952 avec le matricule "PH-TFK". En 1954, il fut réimmatriculé "PH-DFK", jusqu'en novembre 1960, date de sa location à la compagnie vénézuélienne Rutaca Airlines (HK-535). En juin 1962, il fut vendu à la compagnie yougoslave Inex Adria (YU-AFE). En octobre 1968, il fut immatriculé au Yémen du Sud, par Brothers Air Service, "VR-ABJ", puis après 1969, "7O-ABJ". En mai 1973, il changea de climat et de propriétaire, étant acquis par la compagnie islandaise Iscargo Iceland (TF-ABJ). En janvier 1975, il sera retiré du service et ferraillé. Derrière lui, on peut apercevoir un Lockheed L-1049G Super Constellation de TWA.

Sturgis repart à New-York, dans l'avion avec lequel il était arrivé à Rome, le Douglas Super Six Clipper "N5026K". On aperçoit derrière lui, le même Viscount italien (I-LARK) déjà vu à Rome. Il arrive au "New-York International Airport" d'Idlewild (futur JFK), mais on peut en douter, vu la camionnette Bedford qui est en arrière plan; en outre, l'avion dont il descend, n'est pas un DC-6, mais un Boeing Stratocruiser, comme celui du début du film (voir le train d'atterrissage et le fuselage bilobé) ! On devrait, donc, être plutôt revenu à Londres-Heathrow, On a simplement changé l'échelle mobile de la BOAC contre celle de la PAA… En 1956, le vol "155" de la PAA, à destination de New-York, ne partait pas d'Athènes, mais de Rome. La branche Athènes–Rome pouvait se faire avec plusieurs compagnies (Alitalia, BEA, MEA, TAE).. L'avion de la PAA décollait de Rome le dimanche matin, à 10 h 30, et après cinq escales (Nice, Barcelone, Lisbonne, Santa Maria des Açores, Boston), il arrivait le lundi, à 7 h 10 du matin, 21 heures plus tard.

 

Christian Santoir

* Film disponible sur amazon.com

 

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