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LA FLAMME POURPRE

 

LA FLAMME POURPRE

Vo. The purple plain

 

 

Année : 1954
Pays : Grande-Bretagne
Durée : 1 h 40 min.
Genre : drame
Couleur

Réalisateur: Robert Parrish
Scénario : Eric Ambler
Histoire originale : Roman de H.E. Bates

Acteurs principaux :
Gregory Peck (Squadron Leader Bill Forrester), Win Min Than (Anna), Brenda De Banzie  (Miss McNab), Bernard Lee (Dr. Harris), Maurice Denham (Blore), Lyndon Brook (Carrington), Anthony Bushell (Colonel Aldridge), Josephine Griffin (Mme. Bill Forrester), Ram Gopal (Mr. Phang)

Musique : John Veale
Photo : Geoffrey Unsworth
Producteurs : John Bryan, Earl St. John
Compagnie productrice : Two Cities Films Ltd.
Compagnie distributrice : Rank Organization

 

Notre avis :

Comme dans «Twelve o’clock high » (1949), Gregory Peck joue dans ce film un commandant d’unité névrosé, non pas du fait de ses responsabilités, mais à cause d’un problème personnel, la mort de son épouse dans un bombardement.

Bill Forester est un commandant d’escadrille canadien servant en Birmanie, pendant les derniers mois de la seconde guerre mondiale; Forrester souffre d’insomnies depuis qu’il a perdu sa jeune épouse lors d’un bombardement. A la tête de ses Mosquitos, il a un comportement suicidaire et prend d’énormes risques lors des combats. Mais la mort ne veut pas de lui. Jusqu’à ce qu’il rencontre Anna , une jeune institutrice birmane qui lui redonne le goût à la vie. Lors d’un vol de routine, un moteur prend feu et il doit se poser avec son équipage dans une plaine inhabitée. En sortant de l’avion, son navigateur Carrington est gravement brûlé à une jambe. Forrester aidé de son passager, Blore, construit une civière pour transporter le blessé. Ils vont essayer de regagner leur lignes, mais ils ont peu d’eau et le pays alentour est très sec. Le relief est accidenté et Bore fait une chute où il se casse la clavicule. Souffrant de la soif il décide, une nuit, de partir seul à la recherche d’un point d’eau mais meurt d’insolation. Forrester se retrouve seul pour transporter Carrington. Il décide à son tour de partir en exploration et réussit à trouver une rivière. Ils sont sauvés ! De retour à leur base, Forrester n’a qu’une idée retrouver Anna et la sérénité..

A part quelques scènes aériennes au début (cinq minutes, pas plus), la grande partie du film est consacrée à la longue marche de Forrester et des ses coéquipiers. Tourné à Ceylan, le film se passe dans une escadrille australienne (vu les cocardes, car les uniformes, à l’exception du commandant canadien, ne portent aucun insigne) équipée de chasseurs bombardiers Mosquito. Mais Forrester est Canadien, sans doute détaché.. A part une escadrille de transport, il ne semble pas que les Canadiens aient eu de squadron combattant en Birmanie, qui était plutôt la zone d’intervention des Australiens. Mais seul, le Squadron 1 (Wing 80, 1st Tactical Air Force) de la RAAF employa des Mosquitos contre les Japonais, et ce, pendant huit jours seulement….

 

Les avions du film :

Le film fut partiellement tourné à Ceylan, à partir de la base de la RAF de Negombo, au début de 1954. Chaque jour, les Mosquitos partaient vers une piste désaffectée construite en 1942 et située à Sigiriya, à une centaine de kilomètres au nord est. On peut d’ailleurs apercevoir un instant, derrière Gregory Peck, le Rocher du Lion, haut lieu de ce site touristique célèbre. Deux Mosquitos PR.34 furent envoyés de la base de Selatar (Singapour) où ils étaient en service avec le Squadron 81, accompagnés de quatre équipages et de cinq mécaniciens pour assurer la maintenance. En fait, un seul avion (RG238) fit la majorité des vols qui consistaient surtout en décollages et atterrissages . Cet avion avait été prêté un temps par le Ministry of Supply à la British European Airways, sous l’immatriculation civile G-AJZF, pour étudier l effet des rafales de vent à haute altitude. Il réincorpora la RAF en août 1949. Ces Mosquitos étaient des avions de reconnaissance avec un pare brise en deux parties et un astrodôme sur la verrière. On avait peint le nez transparent et ajoutés quatre fausses mitrailleuses pour les transformer en chasseurs bombardiers FB.VI. L’avion détruit et brûlé au sol serait un Mosquito T.3, la verrière (de PR.34) étant visiblement factice. Le crash lui-même est fait avec une maquette approximative.

Ces avions apparaissent sous un camouflage anglais deux tons (vert et marron) très mat qui semblerait avoir été fait avec une peinture lavable ; ils portent les cocardes bleu et blanc australiennes. Il est à noter que dans la réalité, ce camouflage fut rapidement enlevé suite à plusieurs accidents mettant en cause l’encollage. Les avions furent alors recouverts d’une peinture aluminium afin de réduire l’absorption de la chaleur, tout en les rendant particulièrement visibles. Les Mosquitos du film n’ont aucun code d’unité, juste une lettre d’identification individuelle. L’avion de Forrester porte un faux serial (FP.136) qui appartenait en fait à un hydravion Catalina.

La base de la RAF à Seletar fournit également un Short Sunderland du Squadron 205 pour filmer les vues aériennes.

Tout à la fin du film, un Avro 652A Anson T.21 avec un faux serial (TX181), ramène Bill et son équipier à la base. En arrière plan, on ne voit qu’un North American Harvard sans camouflage, garé au bord de la piste.

 

 Christian Santoir

*Film disponible sur amazon.com

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