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ESCAPADE AU JAPON

 

 ESCAPADE AU JAPON

Vo. Escapade in Japan

 

Année : 1957
Pays : USA
Genre : Aventures
Durée : 1 h 33 min.
Couleur

Réalisateur : Arthur LUBIN
Scénario : Winston MILLER

Acteurs principaux :
Teresa WRIGHT (Mary Saunders), Cameron MITCHELL (Dick Saunders), Jon PROVOST (Tony / Tony Saunders), Roger NAKAGAWA (Hiko), Philip OBER (Lt. Colonel Hargrave), Kuniko MIYAKE (Michiko Tanaka).

Photographie : William SNYDER
Musique : Max STEINER
Producteur : Arthur LUBIN
Compagnie productrice : RKO

Les aéronefs :

  • -De Havilland Canada L-20A Beaver, s/n 51-16790
  • -Douglas HC-54D Rescuemaster
  • -Grumman HU-16B Albatross, s/n 51-7151, au sol
  • -Sikorsky H-19B Chikasaw, s/n 53-4462, en arrière plan

 

Notre avis :

Environ dix ans après la fin de la guerre du Pacifique, Hollywood produisit plusieurs films visant à réhabiliter l'image du Japon auprès du peuple américain qui ne concevait les Japonais, peu auparavant, comme des "Japs", des barbares fanatiques, n'ayant d'autre but que d'exterminer les Blancs et les chasser du Pacifique !

A Tokyo, l'attaché diplomatique Richard Saunders et sa femme, Mary, attend leur fils de sept ans, Tony, qui arrive de Manille. Mais l'avion a du retard et ils apprennent plus tard qu'il a dû amerrir au large du Japon. Les secours n'ont retrouvé personne ! Ils apprennent un peu plus tard que leur fils est le seul survivant. Il a recueilli par un couple de pêcheurs, Kei Tanaka et sa femme Michiko, alors qu'il flottait dans son gilet de sauvetage. Leur fils Hioko qui parle quelques mots d'Anglais, sympathise rapidement avec Tony. Quand Hiko entend ses parents discuter de l'arrivée imminente de la police, il croit que Tony a des problèmes et décide de s'enfuir avec lui. Quand les Saunders arrivent au village, les enfants ont déjà disparu. S'engage alors une longue course poursuite entre les deux garçons et la police, suivis par les parents de Tony. Les garçons se dirigent vers Tokyo, qu'ils rejoignent en camions, par train. Ils dorment dans une ferme, dans une maison de geishas... Alors que leurs photos ont été distribuées par la police aux médias, ils montent à bord d'un bus scolaire et rencontrent une charmante jeune fille, Dekko, qui accepte de les cacher. Mais ils finissent par se faire repérer à Kyoto, et sautent dans un train en direction de Nara. Ils s'échappent dans la ville et se réfugient dans la pagode. Aidé par la police, Dick escalade le toit et parvient à faire redescendre les deux garçons. Tony retrouve enfin sa mère. Un peu plus tard, les parents d'Hiko et ceux de Tony se retrouvent dans un hôtel, bientôt rejoints par Dekko, la nouvelle amie des garçonnets.

L'escapade des deux jeunes les mènent dans plusieurs temples, dont ceux de Nishihoren-ji, Kiyomizu-dera, Kinkaku-ji, Horyu-ji à Nara and celui de Kiyomizu, à Kyoto .Le film est aussi une ballade touristique visant à faire découvrir aux spectateurs américains les beautés d'un pays qui commençait à redevenir une nation en paix. On découvre aussi l'intérieur du pays (famille de pêcheurs, de fermiers) des années 50, qui, quelques années après une guerre dévastatrice se redressait, sous la tutelle américaine. Autre nouveauté, les japonais ne sont plus ici des "Japs", mais des gens sympathiques, coopérant avec les "yankees".

Aucun film d'Hollywood  se passant au Japon ne serait complet sans la scène obligatoire filmée dans une maison de geishas, même dans ce film pour enfants. Mais ici, on est dans l'envers du décor, les geishas étant montrées chez elle, sans maquillage, en train de préparer leur repas, plaisanter...

Ce film reçut la coopération de l'armée américaine à laquelle appartiennent les avions vus dans le film. L'USAF d'Extrême Orient est, soi-disant, remerciée dans le générique, mais il n'y en aucune mention dans la copie originale du film que nous possédons...

Le tournage eut lieu, apparemment, sur la base de Johnson AB, installée sur la base japonaise d'Irumagawa, depuis 1945. La base passe pour l'aéroport de Manille, au début du film.

 

Les avions du film :

Tony embarque, à "Manille" dans un Douglas DC-4 de la compagnie fictive Mid Pacific Airline dont le nom est inscrit à l'avant du fuselage et son logo, à l'arrière. En fait, ces marques ont été apposées sur les marques militaires de l'avion : "US AIR FORCE" à l'avant et l'étoile américaine, à l'arrière, sans compter l'emblème du MATS (Military Air Transport Service, qui a aussi été camouflée. Aves sa bande jaune de fuselage, sa bande noire de dérive, son toit blanc il s'agit donc bien d'un avion du MATS. On remarque, derrière l'aile, un hublot panoramique (recouvert de peinture), un nez radar à l'avant, qui font de cet un avion un HC-54D Rescuemaster, un avion de recherche et de secours en mer, un des 38 C-54D modifiés par Convair. Il a été filmé au décollage et en vol. Il apparaît en vol sous forme d'une maquette, avec le moteur 3 en feu et le moteur 4 arrêté.

L'immatriculation de cet avion a elle aussi, été falsifiée. Le matricule civil, peu lisible, inscrit sur la dérive :"NC 45351/48351/49351" ne correspond à aucun matricule connu, mais correspond, en partie, à l'identifiant fourni par le copilote au centre de contrôle : "351". Mais ce nombre ne se trouve dans aucun serial attribué aux C-54, à part un seul, le : "42-72351". Il s'agissait d'un C-54B, réformé et vendu sur le marché civil en 1946 et il ne s'agit donc pas du même type d'appareil. Le CH-54D du film devait être encore en service au moment du tournage, ce type d'appareil ayant poursuivi ses missions au Japon, jusqu'en novembre 1972.

Le Douglas HC-54D, comme les appareils suivants, vus à Johnson AB, appartenaient au 36th ARS (Air Rescue Squadron) qui y était basé depuis 1952. On entraperçoit sa pancarte dans un hangar, près d'une porte.

Quand l'alerte est donnée, les équipages se précipitent à travers un hangar où sont garés un De Havilland L-20 Beaver et un Sikorsky H-19B Chikasaw "53-4462" (c/n 55856) pris en charge par l'USAF en mars 1955. Il sera  transféré à l'Armée de l'Air, à la fin des années 50.

Sur le tarmac, sont garés quatre Grumman SA-16B Albatross (alias Dembo). L'un d'eux décolle, portant le code "7141" (c/n G-201, s/n 51-7151). Il appartenait au 36th ARS, qui en 1964, fournit deux Albatross pour le tournage du film "Trois soldats de l'aventures /Flight from Ashiya". Cet avion sera réformé au début des années 1970 et vendu en  1973 à Allied Aircraft Sales Inc, de Tucson (AZ) avec le matricule "N7038". Après avoir été stocké, il fut revendu à Harlan Cross, de Costa Mesa (CA) en 1977, puis à James Kelly de Newport Beach, (CA), peu après. Il fut radié et aussitôt exporté aux Philippines en juillet 1977, où l'armée le réceptionna (codes 51-7151, puis  17151). Il sera réformé et ferraillé à Sangley Point AB (Cavite City, Philippines), en 1990. En 1982, il apparut dans le film "Les Aventuriers du cobra d'or" (1982).

L'Albatross est "piloté" dans le film, par un certain Clint Eastwood (qui n'a qu'une licence de pilote d'hélicoptère), non cité dans le générique. C'était son deuxième rôle de pilote, après "Tarantula" (1956).

Les parents de Tony partent le chercher dans un De Havilland Canada L-20A Beaver de l'US Army  (c/n 244/1062, s/n 51-16790), en service depuis mai 1952.

L'avion est stationné non loin d'un Douglas C-47 de l'USAF. En arrière plan, on aperçoit, de loin, un Boeing 377 Stratocruiser de la PAA.

 

Christian Santoir

*Film disponible sur https://ok.ru/


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