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EMILE ET LES DETECTIVES

  EMILE ET LES DETECTIVE 

Vo. Emile un die Detektive

 

Année : 1954
Pays : Allemagne de l'ouest
Genre : aventure
Durée : 1 h 30 min
Couleur

Réalisateur : Robert A. STEMMLE
Scénario : Erich KÄSTNER, Billy WILDER

Acteurs principaux :
Peter FINKBEINER (Emil Tischbein), Heli FINKENZELLER (sa mère, Anna Tischbein), Wolfgang LUKSCHY (le policier Jeschke), Kurt MEISEL (Grundeis), Ruth NIMBACH (Anni Wandel).

Musique : Georg HAENTZSCHEL
Photographie : Kurt SCHULZ
Producteur : Kurt ULRICH
Compagnie produtrice : Berolina

 

Notre avis :

Ce film est un remake du film du même titre, sorti en 1931. L'histoire se passe dans le Berlin de l'après guerre, où on constate que, juste neuf ans après les combats, le centre ville est reconstruit avec des immeubles tout neufs, des parcs fleuris, un grand stade. Seule, l'église du Souvenir, est restée en ruine, mais elle avait encore trois clochers préservés, alors qu'aujourd'hui, il n'y en a qu'un seul, la nef ayant cédé la place à une église moderne.

"Emile et les détectives" rappelle le film suédois "Anderssonskans Kalle", de 1950, où le personnage principal est également un jeune garçon, d'un genre différent (plutôt chenapan), mais qui réussit, comme ici, à faire arrêter un malfrat.

L'histoire commence dans une petite ville du nord de l'Allemagne, non loin de la mer. Emile Tishbein y est le fils d'une veuve qui tient un salon de coiffure. Pendant les vacances, sa mère l'envoie à Berlin chez sa grand-mère et sa tante. Elle lui confie 150 marks à remettre à son aïeule. Dans le train, Emile, à un moment, se retrouve seul dans son compartiment avec un homme étrange. Ce dernier lui offre des bonbons et il s'endort. Arrivé à Berlin, il constate qu'on lui a dérobé l'argent ! Il se met alors à la recherche de l'homme, un certain Grundeis. Il finit par le repérer à la terrasse d'un café, mais seul, avec sa valise, il ne peut le suivre partout. C'est alors qu'il est interpellé par un jeune du quartier, auquel il raconte sa mésaventure. Celui-ci rameute tous ses copains qui vont organiser une véritable filature. Au fil des heures, le groupe de jeunes grossit. Ils suivent discrètement Grundeis, en prenant même des photos des gens qu'ils rencontrent. Le lendemain, quand il se rend à la banque, les jeunes le suivent. Là, Emile interpelle Grundeis qui veut mettre sur un compte, l'argent de sa mère ! Il convainc l'agent du guichet que les billets sont bien les siens. Grundeis tente alors de prendre le large, mais il est entouré par des dizaines de jeunes qui lui bloquent le passage. La banque appelle la police, et Emile et Grundeis sont emmenés au poste. Emile est ses copains donnent à un inspecteur les photos des contacts de Grundeis. Il se trouve que Grundeis est connu des services de police. Dans sa sacoche, on trouve tout un matériel de cambrioleur. Grâce à Emile et à ses nouveaux amis, la bande à la quelle appartenait Grundeis est arrêtée. Emile est rejoint au commissariat pas sa tante et sa grand mère, à laquelle il peut enfin remettre l'argent. L'affaire a fait grand bruit dans la presse. Un journal a payé un billet d'avion pour qu'Anna rejoigne son fils à Berlin, où une grande fête est organisée pour lui.

Ce petit film, sans prétention, fait pour la jeunesse, commence à Glückstadt (dont on reconnait la mairie et la place du marché), une ville du Schleswig-Holstein, située au Nord de Hambourg, sur l'estuaire de l'Elbe (bien qu'Emile monte dans le train, à la gare de "Neustadt"…).

Il comporte une courte scène d'aéroport, tournée à Berlin-Tempelhof, avec un avion d'Air France.

 

Les avions du film :

Il y a un seul avion, aperçu en "coup de vent", devant le terminal de Berlin-Tempelhof. C'est un C-54 Douglas d'Air France, le "F-BELN" (s/n 42-72272, c/n 10377). Livré à l'USAAF en août 1944, il avait été transféré au gouvernement néerlandais en janvier 1946 (NL-315) et exploité par la compagnie KLM, dès février (PH-TBU). En mars 1949, il fut vendu à Air France (F-BELN). Ce n'est qu'en juin 1966, qu'Air France le céda à la compagnie espagnole Trans Europa Compania de Aviacion (EC-BEB), basée à Palma de Majorque, qui l'utilisa pour le transport de fret. Il sera ferraillé à Madrid, en octobre 1974.

Le F-BELN" apparut plus ou moins furtivement dans un documentaire ("Nederlands in zeven lessen" 1948, sous les couleurs de la KLM) et dans deux films ("Cet homme est dangereux" 1953, "Le furet" 1954, sous les couleurs d'Air France).

Doit-on préciser que la petite ville de Glückstadt n'a pas d'aéroport, contrairement à Hambourg. Le problème est qu'Hambourg n'était pas relié, en 1954, à Berlin, par Air France. Mme Tishbein a dû se rendre à Francfort, où faisait escale le vol Air France, Paris-Berlin. La Lufthansa ressuscita, en août 1954, mais ne desservait pas Berlin (alors au milieu de la RDA), mais plutôt, Hambourg, Bonn (la capitale), Düsseldorf, Francfort, Munich…

 

Christian Santoir

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