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DES HEROS PAR MILLIERS

DES HEROS PAR MILLIERS
Vo. Crash Landing : The Rescue of Flight 232

 

 

Année : 1992
Pays : Etats-Unis
Durée ; 1 h 36 min.
Genre : catastrophe
Couleur

Réalisateur : Lamont JOHNSON
Scénario : Harve BENNETT

Acteurs principaux :
Charlton HESTON (Commandant Al Haynes), Richard THOMAS (Gary Brown), James COBURN (Jim Hathaway), Leon RUSSOM (Bob Hamilton), John M. JACKSON (Lt. colonel Dennis Nielsen), Tom O'BRIEN (Chris Porter), Philip Baker HALL (Sam Gochenour)


Musique : Charles FOX
Photographie : William WAGES
Producteurs : Joseph MAURER, Bradley WIGOR
Compagnies productrices : Bob Banner Associates, Helios Productions The Gary L. Pudney Company, World International Network (WIN)

 

Avions :

  • Aero Commander 1121 Jet Commander, N409WT 
  • Kawasaki BK 117 
  • LTV A-7 Corsair II  
  • McDonnell Douglas DC-10-10, image

                  

Notre avis :

 Le 19 juillet 1989, le vol 232 d'United Airlines s'écrasa sur l'aéroport de Sioux City Gateway (IA) suite à l'explosion d'une turbine ayant entraîné une perte totale de contrôle de l'avion. Sur les 296 occupants de l'avion, 112 périrent. Il aurait pu y en avoir beaucoup plus si les secours au sol n'avaient pas travaillé efficacement. Le titre original de ce télé film tourné trois ans plus tard, y fait directement allusion: "Crash Landing : The Rescue of Flight 232". Ce fut l'un des plus fameux accidents d'avions connu aux USA.

  Quand le film commence, on croirait que le désastre aérien a eu déjà lieu. Des enfants gisent sur le sol, de camions de pompiers, des ambulances, toutes sortes de secouriste et un  bus  scolaire en feu. Il s'agit en fait d'un de nombreux exercices de sécurité menés sur l'aéroport de Sioux City Gateway. A la tète d'un comité d'agences de secours Gary Brown a de problèmes avec le chef pompier Hathaway avec lequel il est difficile de coopérer. Mais ils finissent par s'entendre. Deux ans plus tard, le vol 232 d'United Airways, un DC-10, décolle de Denver-Stapleton à destination de Philadelphie. Alors qu'il a atteint son altitude de croisière, après une heure de vol, une explosion secoue l'avion. Le commandant Haynes constate qu'il n'a plus le contrôle de l'appareil. Il n'a plus de commande de profondeur, un peu d'aileron et l'avion ne peut virer qu'en changeant le régime des moteurs 1 et 3. La pression hydraulique du moteur 2 a chuté suite à son explosion. Le centre de contrôle de Minneapolis indique que le plus proche aéroport avec une piste assez longue est celui de Des Moins, mais celui de Sioux City Gateway est encore plus accessible. Le commandant Firth, un instructeur d'United qui était parmi les passagers, aide l'équipage à contrôler les manettes de gaz de moteurs 1 et 3. Au sol, à Sioux City, on a compris qu'il ne s'agissait pas d'un exercice, et des pompiers venant du Nebraska, de l'Iowa et du Sud Dakota, des infirmiers et des docteurs sont mobilisés aussitôt.  Il faut aussi compter sur les hommes de la National Guard, commandés pat le lieutenant colonel Dennis Nielsen. Suivant les informations fournies par la tour de contrôle de Sioux City Gateway, le commandant Haynes se dirige lentement vers la piste 31, mais l'avion tourne difficilement et quand il se trouve dans l'axe de la piste 22, qui avait fermé en 1988, il décide néanmoins de s'y poser sans risquer de continuer à tourner. Mais au dernier moment, l'avion se détourne de l'axe et se remet à virer vers la droite. C'est l'aile droite qui va toucher la piste et faire basculer l'avion qui s'enflamme aussitôt, tout en continuant ses culbutes. Cette scène tragique fut filmée par un photographe amateur qui va continuer à suivre le travail des équipes de secours.

 L'enquête trouvera que l'accident est dû à la rupture d'une aube de turbine du moteur 2, fixé au bas de la dérive. Elle se désintégra en endommagent de par ses projections de débris tout le stabilisateur horizontal, coupant deux circuits hydrauliques, mais aussi le système hydraulique du moteur 3. Les pilotes se retrouvèrent sans contrôle et ne purent stabiliser l'appareil, le faire virer lentement, changer l'altitude, qu'en augmentant et diminuant, séparément, la puissance des moteurs 1 et 3.

 L'accent est mis dans ce film sur les secours, mis en scène dès le début du film, bien avant le crash, et dont on nous explique l'organisation et ses problèmes. Dans la seconde partie du film, on ne voit jamais la cabine du DC-10 et ses passagers, juste le cockpit reconstitué très approximativement en studio. On passe ici plus de temps au sol, qu'en l'air. Au bout de 45 minute, plus d'avions et de pilotes, uniquement les secouristes, les pompiers, les médecins triant les corps au sol et évacuant les blessés le plus rapidement possible. On ne s'occupe plus du tout de l'avion et des gens restés à l'intérieur, ni des pilotes. Il est vrai que les pompiers mirent 35 minutes pour découvrir le cockpit et ses quatre occupants toujours vivants. Le commandant de bord réapparait à la fin du film, à l'hôpital Marian Health Center, puis, quand il part (silencieusement) dans un jet privé sur l'aéroport de Sioux City Gateway, scène qui clôture le film.

 Comme montré, il y eut bien, en octobre  1987, deux ans avant le crash, un exercice effectué par les pompiers et les secouristes de diverses associations, sur l'aéroport de Sioux City Gateway. Le film tient à saluer tous les secouristes qui étaient présents le 19 juillet 1989 sur l'aéroport : Elk Point Fire department, Dakota-Covington rural Fire Dist., Segeant Bluff Volunteer Fire Dept., Burna Vista County Hospital, Anthon Community, Salix Fire Dept., Sloan Fire and Rescue, Moville Emergency Service, Hornick Volunteer Fire Dept., Fire Rescue Dakota City, North Sioux Cty Fire Dept.. Il faudrait aouter l'Air National Guard de l'Iowa dont les 289 hommes participèrent aux secours..

 L'aéroport de Sioux City Gateway n'était pas qualifié pour accueillir des gros porteurs, mais des DC-9, des B.727, de B.737. Lors de l'exercice d'octobre 1987, il avait permis d'évacuer 90 "blessés".

 La reconstitution des faits dans le cockpit suit de près le rapport du NTSB (NTSB / AAR-90/06, PB90-910406. Aircraft accident report, 126 p., November 1 1990). Les secours au sol sont également bien réalisés, même si on ne parle pas des problèmes d'approvisionnement en eau de certains camions de pompiers, suite à une panne de la pompe qui les ravitaillait, ce qui entraîna un retard dans l'extinction des incendies. Néanmoins, ce téléfilm, est un vrai docu fiction.

 Comme montré, beaucoup de passagers se retrouvèrent totalement perdus dans un champ de maïs dont les plans étaient très hauts. Il y avait beaucoup d'enfants non accompagnés parmi les blessés. Ils étaient 52 à bord (dont 5 bébés); 11 perdirent la vie, dont 1 bébé. Le vol UA232 était un vol promotionnaire, le "Children's Day". 172 passagers furent blessés, dont 47 grièvement, mais purent être sauvés. Ils eurent la "chance" que l'accident se soit produit sur un aéroport où on les attendait, et pas en pleine montagne...

 Le tournage eut lieu principalement sur l'aéroport de-Sioux Gateway (Iowa), dont on nous montre l'approche (étape de base) de la piste 31 dès le générique. L'aéroport de Denver-Stapleton est vu brièvement sur des images d'archives.

 Comme dans la plupart des films télé, il y a peu de vrais avions ici, on y trouve des bouts de documentaires, de stock footages, vu la faiblesse des budgets. Dans ce film, on ne voit qu'un hélicoptère et un jet d'affaire, aperçus au sol et au décollage.

 

 Les avions du film :

 L'avion principal du film est le McDonnell Douglas DC-10-10 d'United Airlines, le vol "UA232", portant le matricule "N1819U", se rendant de Denver Stapleton à Chicago O’Hare. On voit un avion identique dans le film, devant le terminal de l'aéroport de Denver-Stapleton. Mais, quand il décolle de la piste "35R", il devient, avec son train d'atterrissage sous le fuselage, un DC-10-30/40, et porte une livrée ressemblant à celle de la PanAm…

 Le premier aéronef vu dans le film est un hélicoptère qui participe à l'exercice de l'incendie du bus scolaire. C'est un Kawasaki BK 117A-1 au matricule invisible, appartenant à Omniflight Inc. une société texane spécialisée dans les évacuations sanitaires. Depuis  1989, il était exploité par Marian Air Care, le premier service d'ambulance aérienne de Sioux City. Il participa effectivement à l'évacuation des blessés du DC-10, avec huit autres hélicoptères fournis par de unités militaires de Lincoln (NB) et de Boone (IA).

 Le tournage employa un seul avion, vu à la fin du film, un Aero Commander 1121 Jet Commander (N409WT, c/n 1121-3) dans lequel le commandant Al Haynes embarque. Le pilote s'annonce à la tour "ready for take-off" alors qu'il roule sur le tarmac devant les hangars, alors qu'il aurait dû être aligné sur la piste et à l'arrêt...

 Cet Aero Commander 1121 (N409WT, c/n 1121-3) construit en 1965, appartenait à la société YNR Aviation Ltd. de Jefferson (SC), présente également à Sioux City. Sa première apparition fut au salon du Bourget, en 1964, avec le matricule "N612JC". Il fut loué par la FAA à deux reprise en 1965 et 1967. Il changea ensuite de matricule : "N316" au nom d'Oman Constr. Co. de Nashville (TN), "N316E", au nom de North Western Leasing de Chicago (IL) puis "N409WT", en 1980. En janvier 1981, il fut vendu à Jet Wind Inc., puis, il commença à passer rapidement de mains en mains : Winston Mays en mai 1983, Sunbelt Bank and Trust Co. en novembre 1984, Central Bank and Trust de Tulsa (OK) en février 1985, Outlaw Aircraft Sales Inc. en juin 1987, David L. Vanliere en février 1988, YNR Aviation Ltd. en avril 1990, David McDonald Investment Co. en juillet 1993, Highland Energy Co. en novembre 1993, Flight Brothers Inc. en septembre 1997, et Geocom Enterprises Inc. de Coral Springs (FL) en mars 1998. L'avion a été radié le 19 janvier 2018.

 L'Air National Guard de l'Iowa nous montre, au sol, en vol (ils atterrissent peu avant le DC-10) et dans un hangar, quatre de ses Ling-Temco-Vought A-7D-12CV Corsair II du 174th TFS (185th TFG) appelé "Bats squadron", camouflés en deux tons de gris, portant le code "HA", qui étaient en service à Sioux City au moment de l'accident. Réceptionnés en 1977, ils furent remplacés à partir de décembre 1991, par des F-16. L'A-7 "HA 193" (s/n 72-0193, c/n D-315) que l'on peut distinguer, fut réformé et expédié à l'AMARC le 30 janvier 1992. Il fut ferraillé à Tucson (AZ) en août 1997. Mais ce ne sont pas avec ces A-7D que l'ANG est venu au secours des passagers du DC-10, mais avec son personnel et son matériel au sol.

 

 Christian Santoir

 *Film disponible sur https://ok.ru/ (en Vo.)

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