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LE CHEMIN DES ETOILES

 

 

LE CHEMIN DES ETOILES

Vo. THE WAY TO THE STARS

 

 

Année : 1945
Pays ; Grande-Bretagne
Durée : 1 h 49 min
Genre ; guerre
Noir et blanc

Réalisation : Anthony Asquith
Scénario : John Pudney, Terence Rattigan 

Acteurs princpaux :
Michael Redgrave (David Archdale), John Mills (Peter Penrose), Rosamund John (Miss Todd), Douglass Montgomery (Johnny Hollis), Stanley Holloway (Mr. Palmer), Renée Asherson (Iris Winterton), Felix Aylmer ( Révérend Charles Moss), Basil Radford (Tiny Williams), Bonar Colleano (Joe Friselli), Joyce Carey (Miss Winterton), Trevor Howard ( Squadron Leader Carter), Nicholas Stuart ( Colonel. Rogers).

Musique : Nicholas Brodszky
Photographie : Derrick Williams
Conseillers techniques : capitaine Keith Garrison (USAAF), squadron Leader Gilbert Thomas (RAF).
Producteur : Anatole de GRUNWALD
Compagnie productrice : Two Cities Films Compagnie distributrice : United Artists

 

Notre avis :

Le titre de ce film est issu de la devise de la RAF « Per ardua ad astra » (A travers l’adversité, vers les étoiles). Il sortit aux USA sous le titre « Johnny in the clouds », un titre venant d’un poème récité dans le film, en hommage à un pilote mort. C’était un tribut à la coopération anglo-américaine pendant la guerre, mais son thème principal était le coût humain des opérations aériennes. Les premières séquences laissent même penser que les bombardements diurnes ordonnés par le Bomber Command étaient une grossière erreur…On retrouvera cette impression deux ans plus tard, avec le film américain « Command decision ».

Le scénario est basé sur une pièce de théâtre (« Flare Path ») écrite par Terence Rattigan, qui s’inspira de son expérience d’officier de la RAF alors qu’il servait comme pilote dans le Coastal Command, pendant la guerre. Le film fut tourné avec la collaboration de l’USAAF et de la RAF, mais l’histoire se déroule dans la salle des équipages, les chambres des pilotes, la tour de contrôle, ou le bar de l’hôtel du petit village situé près de la base. Le film montre la vie sur une base de la RAF, de la bataille d’Angleterre jusqu’en 1944, en passant par l’arrivée des Américains (juillet 1942). L’action reste en toile de fond, le film s’intéressant plus à décrire les émotions et les états d’âme des pilotes, que les combats dans les airs.

L'histoire commence par une scène remarquable, sur une base de la RAF déserte et abandonnée, « Halfpenny Field ». La caméra erre au milieu des bâtiments vides, pénètre dans une salle où, des inscriptions sur les murs, des objets abandonnés, rappellent les pilotes qui l’ont fréquentée ; sur les pistes paissent des moutons…Puis, d’un coup, on se retrouve en 1940, dans le vrombissement des avions qui atterrissent ! Ce procédé où on remonte le temps, sera également utilisé dans « Twelve O’clock High », cinq ans plus tard. Cette scène fut filmée en dernier, quand il devint évident que la guerre serait terminée avant la sortie du film.

En 1940, un jeune pilote de la RAF, Peter Penrose, est muté sur une base des Midlands où il se lie d’amitié avec David, son chef d’escadrille. David se marie à Toddy qui dirige l’hôtel du « Golden Lion », dont le bar est fréquenté par les membres de l’escadrille. Peter y rencontre une jeune fille, Iris, qui a été évacuée de Londres avec sa tante. Il lui fait la cour malgré la désapprobation de la tante. La vie du village est rythmée par les missions des bombardiers de la base qui le survolent, et par les alertes. Toddy donne naissance à un petit garçon, mais son mari est tué lors d’un raid. En 1942, les Américains débarquent avec leur décontraction, leur sans gêne, que ne goûtent guère leurs cousins britanniques. Toddy fait la connaissance de Johnny, un capitaine américain avec lequel elle va entretenir une relation étroite, mais platonique. Peter, secoué par la mort de David, en vient à penser que les pilotes ne devraient pas se marier. La vie à la base continue et les missions se succèdent ; des hommes ne reviennent pas, de nouveaux visages apparaissent…Au début de 1944, alors qu’il vient d’apprendre qu’il va bientôt rentrer aux Etats Unis, Johnny se tue quand il ramène à la base son avion endommagé ; il n’a pas voulu sauter en parachute pour éviter que l’avion ne s’écrase sur le village. Peter qui se rend compte qu’il a vu tous ses amis mourir, décide de dire à Iris que leur amour est impossible. Mais Toddy qui a perdu un mari et un ami, le fait changer d’avis. Peter et Iris se retrouvent et décident de se marier. La vie continue malgré la guerre ! Le film se termine sur Toddy, qui ayant fermé la porte de son hôtel, regarde vers le ciel étoilé où passent une nouvelle vague de bombardiers en route pour l’Allemagne.

L’auteur du scénario fit se dérouler les événements sur le terrain de « Halfpenny Field », en fait, Halfpenny Green dans le Worcestershire (actuellement Staffordshire), à sept miles à l’ouest de Wolverhampton. Les studios voulaient y tourner, mais en 1944, c’était une base d’entraînement qui sera fermée à la fin de 1945. Dans la seconde partie du film, Halfpenny héberge une escadrille de B-17, ce qui aurait été bien impossible, vu la faible longueur de l’unique piste. On utilisa donc la base de Catterick (Yorkshire), située à proximité des villages de Bedale, survolé dans le film par les Blenheim, et de Northallerton, où se situe l’hôtel du « Golden Lion », un véritable établissement qui existe toujours.

Ce film sorti le 16 juin 1945 (un mois après la fin des combats), fut un grand succès auprès du public anglais et reste un classique, mais il ne satisfera pas les aérocinéphiles, les avions n’y occupant l’écran que pendant cinq minutes en tout !

 

Les avions du film :

Peter arrive à la base dans un Avro Anson I (R9647) sans marque d’unité apparente. Peu après, lors d’une l’alerte, un trio de Hawker Hurricane décolle; ils portent le code HO/Q du 56th OTU (Operation Trainig Unit). On aperçoit plusieurs Bristol Blenheim I, soit au sol, soit au décollage. Ces avions portent le code "PJ" du 59th Bomber Squadron qui était équipé en 1939 d’un type différent de Blenheim, des Mark IV (à long nez). Ces avions sont remplacés par des Douglas Boston III, entrés en service en octobre 1941, dont on peut voir de près un bel exemplaire dans le film.

Les Boeing B-17G du film (dont le BK-H, s/n 44-6909) sont tirés d’un film de William Wyler sur la 8th Air Force en Europe. Ce documentaire fut filmé sur la base de Grafton-Underwood (Northamptonshire) avec le 384th Bomb Group (tail code P), en avril-mai 1945.

 

Christian Santoir

*Film disponible sur amazon.fr

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