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FINCHE C'E GUERRA C'E SPERANZA

 

FINCHE C'E GUERRA C'E SPERANZA

(Tant qu'il y a de la guerre, il y a de l'espoir)

 

Année: 1974
Pays : Italie
Genre : comédie
Durée : 1 h 56 min.
Couleur

Réalisateur : Alberto SORDI
Scénario : Alberto SORDI, LeonardoBENVENUTI

Acteurs principaux :
Alberto SORDI (Pietro Chiocca), Silvia MONTI (Silvia), Alessandro CUTOLO (Lo Zio), Matilde Costa GIUFFRIDA (La Madre), Mauro FIRMANI (Dicky), Eliana De SANTIS (Giada), Fernando DAVIDDI (Giovannone).

Musique : Piero PICCIONI
Photographie : Sergio D'OFFIZI
Producteurs : Carlo Bartolini, Carlo Macchi di CELLERE, Nino MILANO
Compagnie productrice : Rizzoli Film

Notre avis :

Pietro Chiocca est un VRP italien qui vend des pompes hydrauliques. Il réalise qu'il ne gagnera de l'argent que s'il vend des armes à des pays du tiers-monde dont certains sont ravagés par la guerre. Il parvient ainsi à devenir millionnaire et peut offrir à sa famille, une vie confortable, avec villa, piscines, bijoux, personnel de maison, Mercedes, etc...Son métier n'est pas sans risque, car les armes vendues ne sont pas toujours de qualité. Un jour, il se retrouve dans un village qui subit un bombardement aérien particulièrement sanglant qui lui fait voir de près les effets de son commerce. Personne ne connait son vrai business, et tout semble lui sourrir jusqu'à ce qu'un journaliste qui l'avait contacté pour la vente d'armes à un mouvement de libération nationale, dans la colonie portugaise de Guinée-Bissau, dénonce l'affaire au public, dans un article intitulé : "J'ai rencontré un marchand de mort". Quand sa famille et ses amis le lisent, tout le monde éprouve de la honte. Pietro leur rappelle alors que leur standing élevé est dû à ses activités. S'ils le veulent, il peut arrêter aussitôt de vendre des armes, mais la famille devra restreindre fortement son train de vie...Puis, il leur annonce qu'il va se coucher, car le lendemain, il doit se lever de bonne heure, pour retourner à son travail. Ils peuvent choisir de le laisser dormir et arrêter ainsi son trafic, ou de le réveiller, et accepter ainsi son commerce. A la fin du film, il est réveillé, de très bonne heure, par la domestique, sur les instructions de la famille...

Le tournage eut lieu, en partie au Sénégal, sur l'aéroport de Dakar-Yoff, mais aussi dans les hôtels proches, à Ngor notamment, ainsi que dans le centre ville (stade Iba Mar Diop, Chambre de commerce...). L'armée sénégalaise participa au tournage, de même que la compagnie Air Afrique. Le film se passe en grande partie en Afrique sub-saharienne et sortit l'année où La Guinée-Bissau devint indépendante. Si le réalisateur a essayé de rendre, de façon comique, l'ambiance africaine, la musique n'a rien à voir avec l'Afrique, mais ressemble plutôt à celle du Brésil !

 

Les avions du film :

Au début du film, sorti du désert, Chiocca embarque dans une SE-210 Caravelle-10R (TU-TCN, c/n 199) garé sur une piste de l'aéroport de Dakar-Yoff. Cet avion avait fait son premier vol, le 22 juillet 1965 et avait été livré 6 jours plus tard, à la compagnie jordanienne ALIA (actuellement Royal Jordanian). Immatriculé JY-ACS, il porta le nom de la capitale du royaume hachémite "Amman". Air Afrique s’en porte acquéreur en décembre 1973, et la baptise «Nouakchott», pour développer son réseau inter-états, alors que la production de la Caravelle était sur sa fin. Le TU-TCN quittera la flotte en juin 1978. Il est acquis par la compagnie espagnole Transeuropéa (EC-DCN), puis en avril 1983, volera pour Hispania. Un moment louée à Corse Air International, la Caravelle est finalement achetée par E.A.S (Europe Aero Service) en décembre 1987 (F-GFBH). Mais il semblerait qu’elle n’ait jamais volé et servit plutôt de réserve de pièces détachées. L’appareil a été ferraillé à Perpignan.

Chiocca revient au pays, de nuit, dans un Boeing 747 d'American Airlines.

On revoit, à la fin du film, une autre SE-210 Caravelle (TU-TCY), mais le hublot à travers lequel regarde Chiocca, n'est pas celui caractéristique d'une Caravelle, mais plus vraisemblablement, d'un Douglas DC-8 d'Air Afrique. Cette Caravelle 11R (c/n 219) fit son premier vol le 1er juin 1967, et participa peu après, au salon du Bourget (F-BJAK). Elle fut livrée à Air Afrique, le 17 juillet 1967, et baptisé "Yaoundé" par la femme du président camerounais. En 1984, l’avion fut vendu à la compagnie nigériane Kabo Air (5N-AWQ), et porta le nom de «Sir A B Tufana Belawa». En septembre de la même année, elle fut cédée à Aérosucre Columbia (HK-3288X). Le 29 septembre 1991, lors du décollage de Bogota-Eldorado, le train principal s’effaça et l’appareil termina sa course sur le ventre, sans dommage pour l’équipage, mais, l’avion fut détruit.

Chiocca arrive à Paris dans un Douglas DC-8-43 d'Alitalia, non identifiable.

Lors de la présentation ratée des armes de Chiocca (sur le stade Ibar Mar Diop de Dakar) un hélicoptère Aérospatiale SE-313 Alouette II a des problèmes. Il s'agissait d'un appareil de l'Armée de l'Air sénégalaise, montrant son immatriculation militaire "6W-SHB". Neuf Alouette II furent en service, entre 1960 et 2004.

Chiocca arrive sur le port de Monaco, dans un hélicoptère Aérospatiale SA 319B Alouette III (F-BVRQ, c/n 1991). Cet appareil, construit en 1974, fut acquis par la compagnie Héli-Union de Paris, mais c'est Héli Transport, basée à Cannes-Mandelieu, qui l'exploita de 1974 à 1978. En 1983, il fut loué à la Société Française de Production pour filmer le Tour de France. En septembre 1983, Héli Union le loua à Air Zermatt qui finit par l'acheter, la même année (HB-XOM), sous le nom de Air Zermatt AG. En juin 1988, il fut détruit dans un accident à Zermatt (6 morts !).

Chiocca veut vendre à un pays africain lusophone un Lockheed T-33A. Ce dernier (c/n 580-7371, s/n 51-17477) appartenait à l'Aeronautica Militare italienne qui utilisa les T-33 jusqu'en 1983.

Ce T-33, sans marque apparente, avait le numéro de série MM51-17477 et le code "9-33" effacé sur le nez. Livré en octobre 1953, il porta le code "ST-477" en 1961, "GS-1" en 1969 avce le Gruppo Standardizzazione, et "9-33" en 1973, avec le 9° Stormo. Puis il fut affecté au 8° Stormo en 1977. Il fut accidenté le 10 juin 1978, alors qu'il appartenait à la 605ª Squadriglia Collegamenti, en atterrissant sur le ventre, suite à une panne de réacteur au décollage, à Rimini.

En arrière plan, on peut apercevoir un North American T-6 Texan, un avion d'entrainement en service jusqu'en 1979. Son code est invisible, car camouflé en partie, seul le chiffre "37" apparait. L'avion porte une décoration orange que les T-6 italiens portaient dans les années 70.

Le reste des avions est vu sur des extraits de stocks footages, de façon très furtive. Il s'agit d'avions américains, de chasseurs bombardiers, dont un McDonnell Douglas F-4 Phantom II, un North American F-100C Super Sabre et enfin, deux Northrop F-5 Freedom Fighter.

 

Christian Santoir

*Film disponible sur amazon.fr

 

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