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LES PLUS BELLES ANNÉES DE NOTRE VIE

 

LES PLUS BELLES ANNÉES DE NOTRE VIE

Vo. THE BEST YEARS OF OUR LIVES

 

Année :1946
Durée : 2 h 52 min.
Pays : USA
Genre : Drame
Noir et blanc

Réalisateur ; William Wyler
Scénario : Roberte E. Sherwood
Histoire originale : M. Kantor

Acteurs principaux:
Myrna LOY (Milly Stephenson), Fredric MARCH (Al Stephenson), Teresa WRIGHT (Peggy Stephenson), Dana ANDREWS (Fred Derry), Virgina MAYO (Marie Derry), Cathy O’DONNELL (Wilma Cameron), Hoagy CARMICHAEL (Butch Engle), Harold RUSSELL (Homer Parrish), Gladys GEORGE (Hortense Derry),


Photo : Gregg TOLAND
Musique : Hugo FRIEDHOFER
Producteur : Samuel GOLDWYNN
Scénes aériennes : Paul MANTZ

 

Notre avis :

Ce film présente le difficile retour à la vie civile de trois soldats revenant de la guerre. Adapté d’une nouvelle écrite par un correspondant de guerre et dirigé par un ancien colonel de l’Army Air Force, William Wyler (l’auteur du reportage « Memphis Belle »-1944), ce film rend avec une grande justesse l’état d’esprit régnant aux Etats Unis dans l’immédiate après guerre.

Le capitaine Fred Derry, ancien bombardier de la 8° Air, rentre au pays. Les difficultés commencent à l’aéroport où on ne peut lui trouver une place dans un avion. Il se rabat sur le service de transport de l’Armée qui lui propose d’embarquer dans un B-17 où il s’installe comme il peut, avec deux autres militaires : le sergent Al Stephenson et le marin Homer Parrish. Fred retrouve sa famille aussi pauvre qu’avant, et se rend compte qu’il n’a plus rien à voir avec son épouse Marie qui le trompe. En outre, le héro décoré se retrouve vendeur de soda, son ancien métier ! Al Stephenson est accueilli par sa femme Milly, une épouse modèle, et ses enfants pratiquement adultes. Homer qui a perdu ses deux mains, craint la pitié de sa fiancée, de ses parents, et il est gêné par leur désarroi. Les trois vétérans devront se résoudre à faire un nouveau départ dans un monde qui ne leur promet aucune faveur spéciale malgré les sacrifices qu’ils ont consentis. Fred se sépare de sa femme, trouve un nouveau travail chez un entrepreneur qui démolit les avions dans lesquels il combattait. La page de la guerre est définitivement tournée !

La production fournit à Paul Mantz son premier emploi d’après guerre avec son tout nouvel avion camera, un North American B-25 (N1203). Il filma l’arrivée du trio dans leur ville, « Boone city » (en réalité Cincinnati dans l’Ohio) et le survol de l’immense dépôt d’avions situé « à proximité », mais qui était le site de Searcy Field (Oklahoma) où Mantz acheta tout une flotte d’avions de surplus. Il utilisa un de ces appareils, un B-17F, pour une des scènes les plus remarquables du film où l’on voit Fred monter dans une épave de bombardier et se laisser envahir par ses souvenirs. La séquence est magnifiquement filmée montrant le B-17 réduit à l’état d’épave, sans moteur, mais peu à peu l’avion prend vie, la caméra bouge lentement vers lui ce qui donne l’impression qu’il s’avance pour décoller, alors que le fond sonore s’amplifie jusqu’à imiter le bruit des moteurs. Cette scène fut filmée au dépôt d’Ontario Field, à Chino (Ca.), une ancienne base d’entraînement de la 4° Air Force, convertie à la fin de la guerre, en une vaste aire de stationnement accueillant près de 2000 avions mis au rebut.

Le film fut salué comme un chef d’œuvre du cinéma américain,et reçut huit Oscars. La copie restaurée fut projetée au festival de Cannes en 2002.

 

Les avions du film :

Le film n’utilisa pas beaucoup d’avions mais on en voit beaucoup..L’avion que Fred ne peut pas prendre à l’aéroport est un Douglas DC-4 de Western Air Lines (NC10202). Par contre, il embarque dans le Boeing B-17F (N67974), récemment acquis par Paul Mantz.

Le survol de Searcy Field montre des centaines de Douglas C-54, Consolidated B-24, Boeing B-17. A Chino, même spectacle, mais vu du sol : Vultee BT-13/15, Douglas C-47, Bell P-39 à queue blanche, B-17F portant les codes RC et AR sur la dérive, sans doute des appareils ayant servi comme avions d’entraînement. On remarque l’inscription « Lucky Belle » sur le nez de l’un d’entre eux et « Round ? Trip », sur l’avion dans lequel Fred se remémore ses missions de guerre. Mais il n’est pas sûr que ces inscriptions soient de vrais « noms de guerre ».

 

Christian Santoir

*Film disponible sur amazon.fr

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