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LA LEGENDE DES HYDRAVIONS

LA LEGENDE DES HYDRAVIONS

 

Année : 2019
Pays : France
Durée : 52 minutes
Genre : documentaire
Couleur

Réalisateurs :  Jean-Luc GUNST,
Christian SEVEILLAC,

Commentateur : Guillaume ORSAT
Producteurs: Anne-Séverine Loiseleur des Longchamps
Compagnie productrice : CC&C Clarke Costelle Cie

 

Les avions et hydravions :

  • - Blériot VI Libellule
  • - Voisin Cellulaire
  • - Voisin triplan de Bolotoff
  • - Morane-Borel
  • - Breguet 1
  • - planeur Voisin à flotteurs
  • - Henri Fabre
  • - Langley Aerodrome
  •  -Denhaut
  • - Donnet-Lévêque type B
  • - planeur hydravion Curtiss
  • - Piper L-21B Super Cub, F-HLBC
  • - Piper PA-18-150, F-GNMD
  • - Dornier J Wal, N24 et N25
  • - Sikorsky S-39CS, N52V
  • - Douglas WDC
  • - Caproni Ca-60
  • - Dornier Do X, D-1929
  • - Latécoére 300, F-AKGF
  • - Latécoère 521, F-NORD
  • - Sikorsky S-40
  • - Martin M-130, N14716
  • - Sikorsky S-42, NC822M
  • - Boeing 314A, NC18603
  • - Short S-23 Empire, G-ADHL
  • - Short Maia, G-ADHK
  • - Douglas C-54 Skymaster
  • - Lockheed 1049-53 Constellation N6205C
  • - Curtiss C-46A Commando
  • - Douglas DC-3/C-47A
  • - Saab 90A Scandia
  • - Latécoére 631, F-BANT
  • - Junkers 52 1/cao, CF-ARM
  • - Stinson SR-8CM Reliant, CF-AZV, en arrière plan
  • - Fairchild 71, CF-BVI, en arrière plan
  • - Junkers W34, CF-ATF, en arrière plan
  • - De Havilland  Canada DHC-3 Otter, C-FITF, GUTW, FHAS
  • - De Havilland  Canada DHC-2 Mk.1 Beaver, C-FJOS

 

 

  • - De Havilland Canada DHC-6 Twin Otter series 200, C-GQKN, FGQH
  • - De Havilland Canada DHC-2 Turbo Beaver Mk.III, C-GDTB
  • - Viking DHC-6 Twin Otter series 400 (C-FMJO
  • - Northrop YC-125B Raider, s/n 48-622, en arrière plan
  • - Norduyn Norseman, en arrière plan
  • - De havilland DH.83 Fox Moth, en arrière plan
  • - De Havilland DHC-2 Beaver (CF-OBX,
  • - De Havilland Canada DHC-6 Twin Otter serie 300, C-FDHT
  • - Beriev Be-200ES, 21512
  • - SNCASE SE-200, F-BAIY
  • - Martin JRM-2 Mars
  • - Consolidated PBY-3 Catalina
  • - Consolidated PBY-5A /6-A Canso
  • - Canadair CL.415-6B11, F-ZBFW, ZBEU, ZBM, ZBFX, ZBFVG
  • - Short Sunderland  Mk.I, serial N9048
  • - Blohm & Voss BV 222 V1 Viking
  • - Blohm & Voss BV 238 V, RO+EZ
  • - Hughes H-4 Hercules NX37602
  • - Consolidated PBY-5 Catalina
  • - Consolidatded PB2Y
  • - ShinMeywa US-2 "03" et "04"
  • - AVIC TA-600/AG600 Kunlung
  • - Grumman HU-16C Albatros, N7025N
  • - Consolidated PBY-5A Canso "N9767
  • - De Havilland DHC-2 Beaver Mk. 1, LN-NCC
  • - Lake LA-4-200/EP Buccaneer, D-ETII
  • - ULM Delpech Aviation MD03 Transat
  • - ULM Storch CL
  • - ULM Lisa Airplanes Akoya, F-WOOA
  • - ULM Edra Aeronautica Super Pétrel LS, F-JAJH

 

 

Notre avis :

Ce documentaire sur les hydravions a été diffusé sur la chaîne "RMC Découverte", en mars 2019. Il n'est pas sans rappeler une série télé, parue sur Planète+ en 1996, "La légende des bateaux volants" réalisée par Alan R. Martin et produite par Network USA, LLC. Certes, il s'agissait d'une série de six épisodes de près d'une heure chacun, produite aux Etats-Unis, exposant l'histoire de l'hydraviation vue sous l'angle américain, les pionniers américains y étant mis sur le devant de la scène.

"La légende des hydravions" est un documentaire français de moins grande envergure, mais plus "neutre", les pionniers français y sont mis sur le même plan que les autres. C'est aussi un condensé d'histoire(s) puisque ce film dure moins d'une heure.

L'espace aérien est sans limite, les surfaces appropriées à l'atterrissage ne le sont pas. Près des  trois quart de la surface de la planète sont recouverte par les eaux et la quasi-totalité de l'humanité vit à moins de 200 km de la mer et souvent encore plus près d'un lac ou d'un fleuve. Pour l'hydravion, tant qu'il y a de l'eau il y a de quoi se poser. Le documentaire fait donc le point sur la situation de l'hydravion aujourd'hui.

L'hydraviation naît bien en France, quoiqu'en pensent les Américains, en 1910, avec le vol de l'avion canard d'Henri Fabre sur l'étang de Berre, mais son appareil n'eut eu aucune suite, et Fabre abandonna l'aviation en 1923, après un accident. L'hydravion se développa parallèlement à l'avion terrestre qu'il concurrença, notamment lors de la traversée des océans où il pouvait, a priori, se poser au cas où...Il y eut ainsi des bateaux volants, voire des paquebots volants, permettant à une clientèle (très) aisée d'aller d'Amérique en Europe en une trentaine d'heures. La seconde guerre mondiale changea la donne. L'aviation terrestre repris le dessus avec des appareils avec un plus long rayon d'action volant plus haut et plus vite. Les nombreux terrains d'aviation créés par les militaires devinrent souvent des aéroports civils, après guerre. C'était la fin des bateaux volants dont plusieurs programmes furent annulés. L'hydravion resta néanmoins employé dans des vastes zones peu peuplées et peu équipées, comme le Canada, qui deviendra le paradis des hydravions. Dans les années 70, apparut un secteur où l'hydravion devint l'appareil incontournable, la lutte contre les incendies, de par sa capacité à récupérer de l'eau de façon très rapide, en rasant les vagues. Aujourd'hui, les hydravions restent des avions privilégiés par les pays asiatiques, comme le Japon, un pays insulaire, et la Chine populaire, un pays continental, mais avec une politique expansionniste "pacifique", en mer de Chine méridionale... De nouveaux petits hydravions ont également vu le jour, sous forme d'ULM, des constructions amateurs, dont certains très originaux, pourraient déboucher, comme au début de l'hydraviation, sur des projets plus importants. Seul l'avenir nous le dira. Mais il est douteux que l'hydravion remplace l'avion terrestre. Si les surfaces aquatiques sont très importantes, elles sont aussi, près des zones peuplées, très encombrées; toutes sortes d'engins flottants y circulent, de la planche à voile au cargo de 300 000 tonnes, en passant par le voilier ou la vedette de croisière, une surface aquatique est ouverte contrairement à un aéroport, et c'est en outre, une surface "vivante" (vagues, courants…).

Il n'était pas facile, en 53 minutes, de retracer plus de cent ans d'une histoire très riche et de choisir parmi des centaines de types d'appareils, allant des gros hydravions multi moteurs (2, 4, 6, 8, 12 moteurs..), disposant de milliers de chevaux, à l'ULM monomoteur de faible puissance. Ainsi, on ne voit pas le Laté 28 de Mermoz, ni le quadrimoteur japonais Kawanishi H8K2, un avion très réussi, pendant la guerre du Pacifique, ni le magnifique Saunders-Roe SR.45 Princess anglais, arrivé trop tard après la guerre, entre autres.

Ce documentaire est facile à regarder et s'adresse, non seulement au petit club des fanas des hydravions, mais à un large public, de par son côté didactique.

 

Les hydr/avions du film :

Par ordre d'apparition :

 -Blériot VI Libellule (1907), vu un peu plus tard, faisant un atterrissage un peu dur.

 -Voisin cellulaire  (1909)

 -Voisin triplan du prince Serge de Bolotoff (nom marqué sur le fuselage) propulsé par un 120 cv, Panhard, et qui a visiblement des ennuis (scène filmée  le 22 novembre 1913, sur le terrain de Brooksland -UK).

 -Morane-Borel portant le numéro "14", lors de la course Paris-Madrid (mai 1911), piloté par John Verrept, puis par Jules Védrines, après que son Morane-Borel (le n° 17) ait été accidenté à Issy-les-Moulineaux.

-accident du Breguet 1, piloté par Louis Breguet, le 27 août 1909, lors du meeting de Champagne, à Reims.

-le premier hydravion (à flotteurs) est un planeur Voisin tiré par une vedette rapide "La Rapière" ayant un moteur de 150 cv, sur la Seine, le 6 juin 1905.  Il put ainsi faire trois vols, à 15 m d'altitude, l'un de 600 m de long, entre le pont de Billancourt et le pont de Sèvres, et deux autres vols plus courts de 100 et 30 mètres de long.

-l'hydro-aéroplane du genre canard d'Henri Fabre qui fit son premier vol sur l'étang de Berre (8 juin 1910). On le voit également dans le port de Monaco.

-le 26 janvier 1911, Glenn Curtiss, qui était en relation avec Fabre, fit bien décoller son hydravion, le "Pusher", dans la baie de San Diego (CA), mais pas avec l'appareil montré, qui est un Langley Aerodrome. Cet appareil construit par Samuel P. Langley essaya de voler le 10 juillet et 12 août 1903, lancé par catapulte, mais en vain. C'est avec Curtiss que cet hydravion décollera, le 25 octobre 1914, à Hammondsport, sur le lac Keuka (NY), lieu de naissance de Curtiss, et pas à San Diego. C'est la scène que l'on voit sur le film. C'est sur une idée d'un de ses anciens pilotes, Lincoln Beachey, que Curtiss l'avait restauré, comme l'original, avec toutefois, des flotteurs améliorés.