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ALWAYS

 ALWAYS

 

 

Année : 1989
Pays : Etats Unis
Durée : 2 h 04 min.
Genre : fantastique
Couleur

Réalisateur : Steven SPIELBERG
Scénario : Jerry BELSON, Dalton TRUMBO

Principaux acteurs :
Richard DREYFUSS (Pete Sandich), Holly HUNTER (Dorinda Durston), John GOODMAN (Al Yackey), Brad JOHNSON (Ted Baker), Audrey HEPBURN (Hap), Robert BLOSSOM (Dave), Keith DAVID (Powerhouse), Ed VAN NUYS (Nails), Marg HELGENBERGER (Rachel), Dale DYE (Le chef des pompiers), Brian HALEY( Alex)

Musique : John WILLIAMS
Photographie : Mickael SALOMON
Effets spéciaux : Bruce NICHOLSON
Producteurs : Steven Spielberg, Frank MARSHALL, Kathleen KENNEDY

 

Notre avis :

Le film est basé sur l’histoire de Dalton Trumbo « Un nommé Joe », portée à l’écran en 1943, avec Spencer Tracy et Irene Dunne. Un pilote mort retourne sur terre comme ange gardien d’un nouveau pilote, qui tombe amoureux de son ancienne petite amie. Spielberg déclara qu’il avait vu le film étant enfant, et que c’est l’un de ces films qui l’avaient décidé à devenir réalisateur. Le scénario lui rappelait l’époque que son père, un ancien pilote de la dernière guerre mondiale, avait vécu. La réalisation de ce remake lui tenait donc particulièrement à coeur. Le premier film se passait en 1942 dans le milieu des pilotes de bombardiers, en Angleterre, « Always » se passe à l’époque actuelle, dans le milieu des pompiers volants qui pilotent des bombardiers à eau, souvent d’anciens avions de la seconde guerre mondiale, transformés en citernes. Comme l’indique l’un des pilotes du film, les vieux avions, les baraques Quonset, la bière chaude, rappellent, l’ambiance de la guerre en Europe. Mais l’action se déroule dans le Montana…

Les pompiers luttent conte des incendies de foret, aidés par des avions larguant du produit retardant sur les flammes. Deux d’entre eux, sont pilotés par Pete Sandich et Al Yackey, une paire d’amis inséparables. Pete prend souvent des risques inconsidérés, au grand dam de sa petite amie, Dorinda, qui est contrôleuse à la base. Elle est également pilote, et est en mesure de comprendre mieux que les autres, les dangers auxquels il s’expose. Dorinda parvient à lui faire accepter la direction d’une école de pompiers volants qui va s’ouvrir dans le Colorado. Le lendemain, alors que Pete fait une dernière mission, il sauve la vie de son ami Al en éteignant le feu d’un des moteurs de son hydravion, mais son propre avion explose en l’air ! Il se retrouve dans une forêt carbonisée, où il rencontre une femme vêtue de blanc, Hap, qui l’attend, au milieu d’un espace de verdure miraculeusement préservée. Elle lui apprend qu’il est mort, et qu’il doit retourner sur Terre afin d’assister un jeune pilote, Ted Baker, en lui donnant l’ « inspiration » nécessaire pour réussir son brevet de pompier volant. Ted est élève dans l’école que Pete aurait dû diriger, et qui a été remplacé par Al. Pete n’est guère enthousiaste, et pour s’amuser, il fait faire des erreurs à son poulain. Ce dernier est renvoyé. Al engage Dorinda à la base pour lui faire oublier Pete. C’est alors que Ted revient, décidé cette fois à réussir. Mais il tombe amoureux de Dorinda, ce qui rend furieux Pete qui est rappelé à l’ordre par Hap. Dorinda et Al reviennent dans le Montana, avec Ted qui se montre aussi doué que Pete. Un jour, des pompiers sont entourés par les flammes suite à une saute de vent. Ted se porte volontaire pour aller les secourir, malgré de très gros risques. Amoureuse de lui, Dorinda, ne veut pas que le passé se répète, et prend la place de Ted aux commandes de l'avion. Elle remplit sa mission, car Pete l'a accompagnée pour la protéger et l'a aidée à sortir de l’appareil qui s’était écrasé dans un lac. Pete fait ses adieux à Dorinda et la libère, en sortant de son coeur. De retour à l'aérodrome, elle tombe dans les bras de Ted. Pete s’éloigne pour retourner à jamais au ciel.

Le scénario du film est très proche de son modèle, allant jusqu’à emprunter les prénoms des principaux intervenants. Les bombardiers à eau sont proches des anciens bombardiers de la guerre, et le feu remplace la DCA. Les principales scènes sont les mêmes, et on retrouve, entre autres, la dernière soirée de Dorinda et Pete, reproduite à l’identique avec pratiquement le même décor. Certains dialogues ont été directement empruntés à « Un nommé Joe ». Spielberg a très bien recrée l’ambiance nostalgique du premier film, avec le même genre de musique suave comme « Smoke in your eyes » qui est en quelque sorte le leitmotiv du film. Seul différence, Dorinda manque de se tuer, et pendant un instant, quand elle est au fond du lac, entre la vie et la mort, elle voit Pete à coté d’elle, dans le cockpit empli d’eau. C’est lui qui la sort de là et la ramène à la surface. Mais dans la première version du scénario d’ « Un nommé Joe », Dorinda mourrait. Les paroles de fin, « C’est ma petite, et c’est mon petit », sont les mêmes que dans la version originale. Ce film marqua aussi la dernière apparition, à soixante ans, d’Audrey Hepburn dans le rôle de Hap.

Bien que la base d’entraînement soit censée être au Colorado, le tournage eut lieu au Municipal Airport d’Ephrata (Wa.) qui fut une ancienne base d’entraînement sur B-17, pendant la guerre. La plupart des hangars datent de cette époque. La base d'opération des pompiers fut créée de toutes pièces, sur l'aérodrome de Libby, au Montana. Les scènes de feu, ont été filmées au dessus de la forêt de Kootena du même état, mais aussi lors des incendies de 1988, dans le parc de Yellowstone.

Ce film, comparé aux autres films de Spielberg, fut considéré comme un raté, financièrement parlant. C’est néanmoins un film agréable à regarder, avec peu de longueurs. Les vingt trois minutes de scènes aériennes sont d’excellente qualité (très peu de maquettes, et pas d’images computeurisées), même si certaines scènes sont peu crédibles. Ainsi, les avions ont trop tendance à voler à travers le sommet des arbres, voire à travers les flammes. Pete, comme Ted, surveille rarement ses jauges de carburant, alors que les bombardiers à eau sont soumis aux mêmes règles que les autres avions en matière de réserves obligatoires. Quand Pete atterrit sans moteur, les hélices ne sont en drapeau qu’au sol…Mais la scène de début du film où on voit un Cat faire une belle frayeur à de paisibles pêcheurs, est tout à fait vraisemblable. En Méditerranée, de nombreux plaisanciers ont eu la peur de leur vie pour avoir traversé le chemin d’un Canadair en train d’écoper !

 

Les avions du film :

Les principaux avions du film étaient d’anciens avions datant parfois de la dernière guerre, transformés en bombardiers à eau. Tous ces appareils appartenaient à des compagnies faisant réellement de la lutte contre les incendies. Ainsi, le Consolidated PBY-5A Super Cat (Bu 34027, N5905C), fut fourni par la compagnie Slafco de Moses Lake (Wa.). Il fut vendu en 1999, à une autre compagnie locale. Ce genre d’appareil équipa la Protection Civile, en France, jusqu’au début des années soixante.

Deux Douglas A-26C/TB-26C No. 59 (s/n 44-35371, N4818E) et A-26C No. 57 (s/n 44-35721 N9425Z) furent fournis par Lynch Air Tankers. Ils étaient pilotés par Steve Hinton et Dennis Lynch propriétaire des A-26s. Le n° 57 est depuis 2002 à l’Air Museum, de Palm Springs, (CA.). Il a été restauré en 1996, en Invader de l’US Navy (Tail code BP). Nous apercevons également un autre avion pompier, un Fairchild C-119G (c/n 10776, N8093) équipé d’un réacteur d’appoint sur le fuselage. C’est un ancien avion de la RCAF; fourni par Hawkins and Powers, de Greybull (Wyoming). Il appartient actuellement à une société de l’Illinois.

Dorinda convoie un Cessna 337 Skymaster, mais on peut être étonné de son atterrissage assez scabreux, alors qu’on l’a vu maîtriser parfaitement un A-26, au début du film ! Son ami Ted possède un Champion 8KCAB Decathlon avec « A wing ‘n a prayer » marqué sur les ailes.

En arrière plan, sur la base des pompiers, on aperçoit un Beech 18, un DHC Twin Otter, un Douglas C-54, et un Bell 204 (UH-1).

Les scènes aériennes furent filmées à partir d’un A-26, du PBY, et aussi du North American B-25J (N3675G).de James Maloney de Chino. C’est peut être ce B-25 que l’on aperçoit très furtivement, sur le tarmac du terrain de « Flat Rock » au Colarado.

 

Christian Santoir

*Film disponible sur amazon.fr

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