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UN SOIR…PAR HASARD

 

UN SOIR...PAR HASARD

 

Année : 1964
Pays : France, Belgique
Genre : science-fiction
Durée : 1 h 24 min.
Noir et blanc

Réalisateur : Ivan GOVAR
Scénario : André ALLARD, Jean-Claude BERGEY

Acteurs principaux :
Annette STROYBERG (Florence), Michel Le ROYER (André Ségonne), Jean SERVAIS (Piort), Pierre BRASSEUR (Charlèz), Gil DELAMARE (Le policier).

Producteur : Jean-Claude BERGEY, Ivan GOVAR
Musique : LOUIGUY
Photographie : Pierre LEVENT
Compagnie productrice : GRK Films, Japa Film, Prodibe

 

Notre avis :

 Cette production franco-belge est difficile à classer, tenant à la fois du film de science-fiction, du film d'espionnage, voire du film policier.

 A Saclay, un jeune savant atomiste, André Ségonne, fête joyeusement avec ses amis la découverte de «l'antimatière». Puis, il part en vacances, en moto. Mais roulant à vive allure, il rate un virage et sa tête heurte un arbre. Un automobiliste de passage s'arrête, et le charge, évanoui, dans sa voiture. Le lendemain, André se réveille dans une grande demeure, à Provins. Le maître des lieux, Piort, lui déclare qu'il a eu une fracture du crane, mais qu'il est maintenant guéri…D'autres phénomènes étranges ont lieu dans cette maison, comme la résurrection d'un chat. Les gens qui habitent la maison semblent ne pas vieillir et guérissent avec une rapidité stupéfiante. André tombe amoureux de la compagne de Piort, Florence, une femme d'une rare beauté. Lors d'une soirée, à Paris, un homme reconnait Florence, comme étant une femme qu'il a fréquentée quarante ans auparavant ! Un jour, Ségonne découvre dans le jardin, une météorite qui serait peut être à la source des phénomènes inexpliqués se passant dans la maison. Mais quand il fête avec Piotr cette découverte, il s'écroule, comme terrassé. Il se réveille à l'endroit exact de son accident. Quand il retrouve la maison de Florence, elle est vide. A Paris, André aidé par un policier, tente de découvrir l'énigme. Les hôtes d'André pourraient bien être des espions qui cherchaient à connaître les découvertes faites récemment à Saclay. C'est alors qu'André reçoit un télégramme de Florence lui apprenant qu'elle a dû partir avec Piotr et qu'ils vont bientôt prendre l'avion. André et le policier se précipitent à l'aéroport où il parvient à arracher Florence des griffes de Piotr, qui essaie de fuir, en vain.

Ce n'est qu'à la fin du film qu'on tombe, par hasard, sur une scène d'aéroport, tournée au Bourget, avec un avion de la compagnie belge Sabena, qui en France, en 1964, opérait bien à partir de cette plate-forme .

 

Les avions du film :

 L'avion, dans lequel Piotr veut embarquer avec Florence, est un Boeing 707-329 (OO-SJF, c/n 18374) exploité par la Sabena, entre 1962 et 1977. L'avion a été filmé de l'extérieur, mais aussi dans le cockpit, quand le commandant de bord met en route le moteur 3, à la demande d'un policier, pour souffler Piotr, qui menaçait de se servir de son arme et qui finit contre un déflecteur de souffle !

 Cet avion, pris en charge par la Sabena en avril 1962, sera loué à Air Zaïre à la fin de 1967, puis à Austrian Airlines en avril 1969, à Air Algérie en décembre 1974 et enfin à la compagnie indonésienne, Mandala Airlines, en novembre 1975. Il sera ensuite vendu à Israël Aircraft Industries Ltd, en janvier 1977, qui le convertira en avion de renseignement électronique pour l'armée de l'air israélienne (4X-JYL). En 2015, il était stocké sans ses moteurs à  l'aéroport de Tel-Aviv, sans ses moteurs, prêt à être ferraillé.

 Mais, quand il décolle, c'est un autre Boeing 707 de la Sabena que l'on voit, le "OO-SJC" (c/n 17625). Il fut réceptionné par la Sabena, en février 1960; il sera transféré à sa filiale charter  Sobelair, en avril 1974. En octobre 1977, il sera vendu, comme le précédent, à IAI (4X-BYT) qui le transformera en tanker (4X-JYT) en 1980, pour l'armée de l'air israélienne. Cet avion n'est plus en service.

 

Christian Santoir

 * Film disponible sur amazon.fr

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