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THE LOST ZEPPELIN

  THE LOST ZEPPELIN

 

 

Année : 1929
Pays : USA
Durée : 1h 13 min
Genre : aventure
Noir et blanc

Réalisateur : Edward Sloman
Scénario : Frances Hyland ,Charles Kenyon
Histoire originale : John Francis NATTEFORD

Acteurs principaux :
Conway Tearle (Commandant Hall), Virginia Valli (Mrs. Hall), Ricardo Cortez (Tom Armstrong), Duke Martin (Lieutenant Wallace), Kathryn McGuire (Nancy),Winter Hall (Mr. Wilson)
 

Photographie : Jackson ROSE
Musique : Meredith Willson
Producteur : John M. Stahl
Compagnie productrice : Tifany-Stahl Production

 

Notre avis :

Inspiré par la catastrophe du dirigeable italien « Italia » au dessus du pole Nord et de l’opération de sauvetage consécutive qui fut fatale à l’explorateur Roald Amundsen, The lost zeppelin ne suscita qu’un faible intérêt dans le public. A part des paysages glaciaires reconstitués en studios, des intérieurs art-déco et un scénario  « abracadabrantesque », le film n’a pas grand chose à offrir. Pour être apprécié, il doit être replacé dans son contexte, à savoir les débuts du cinéma parlant.

L’histoire commence au banquet célébrant la prochain départ vers l’Antarctique d’un dirigeable, l’Explorer, commandé par le commandant Donald Hall. Pendant la réception, celui-ci surprend sa femme dans les bras de son ami Tom Armstrong. Après une explication entre gentlemen, les deux embarquent à bord du dirigeable. Malgré le gros temps rencontré, ils parviennent à survoler le pôle sud. Au retour, pris dans la tempête, et incapable de calculer sa position, le dirigeable perd de l’altitude et finit par heurter la banquise. La nacelle de pilotage est intacte et on peut sauver des vivres et du matériel, mais la radio est hors service. Hall décide de diviser son équipage en petits groupes qui partiront dans des directions différentes. Hall et Armstrong restés près de l’épave, sont finalement repérés par un avion. Celui ci ne peut emmener qu’un seul passager et Hall décide que ce sera Armstrong, en pensant faire le bonheur de sa femme. Le lieutenant Armstrong revenu au pays, est fêté en héros, mais quatorze membres de l’équipage sont morts et le commandant est disparu. Miriam comprend que son mari s’est sacrifié pour elle et elle déclare à Tom que son mari était finalement son seul véritable amour ! C’est alors que la radio annonce que le commandant Hall est sain et sauf…

Seule la seconde partie du film qui montre le vol au dessus de l’Antarctique et le crash du Zeppelin est de quelque intérêt. Référence est faite aux expéditions de Scott (1912) où tout l’équipe périt tragiquement lors du retour, et à celles d’Amundsen. Mais Le dirigeable ressemble à l’ « Italia » d’Umberto Nobile. On notera que le commandant Hall ne se sépare pas de son petit chien qui rappelle Titina, celui de Nobile. Par contre, à l’inverse de Nobile, le commandant Hall n’est pas évacué en premier. On remarquera également dans le film, l’importance accordée à la radio qui connut partout une formidable expansion dans les années vingt et qui sauva Nobile.

 

Les avions du film :

Les quatre minutes de scènes aériennes du film ne montrent qu’une maquette de l’ « Explorer » qui ressemble beaucoup à un type N italien, comme l’ « Italia » de Nobile. Il en est de même de la nacelle de pilotage avec ses hublots hémisphériques caractéristiques. Rappelons que Nobile avait travaillé aux Etats Unis comme consultant pour la société Goodyear à Akron, en 1922.

A la fin, seul avion du film, un petit monoplan Golden Eagle C5 (NC151) muni de skis, retrouve les naufragés des glaces

 

 Christian Santoir

* Film disponible sur amazon.fr

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