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LE CANARD EN FER BLANC

 

LE CANARD EN FER BLANC

 

Année : 1967
Pays : France, Espagne
Genre : policier
Durée : 1h 32 min.
Couleur

Réalisateur : Jacques Poitrenaud
Scénario : Jacques Poitrenaud, Jean-Loup Dabadie, d’après le roman de Day Keene

Acteurs principaux :
Roger Hanin (François Cartier), Corinne Marchand (Maria), Lila Kedrova (Rosa), Francis Blanche (Le docteur Grego), Jean-Marc Tennberg (Georget), Andrés Mejuto (Diego Valdez), Frank Oliveras Manuel,

Photographie : Miguel Milo
Musique : José Berghmans
Producteur : Santos ALCOCER
Compagnies productrices : PROGEFI (Paris), Santos Alcocer P.C.<

 

Notre avis:

Cette co-prodution franco-espagnole, totalement oubliée, bénéficie pourtant d’une distribution de qualité, Roger Hanin, Francis Blanche, Jean Marc Tennberg.. et d’une bonne réalisation de Jacques Poitrenaud, le spécialiste des films commerciaux "à la française". Le scénario est tiré d’un polar du même nom, de l’auteur américain Day Keene, un classique de la série noire.

Dans un petit pays d’Amérique du Sud, à Coralio, François Cartier, un pilote de brousse, tue, lors d’une partie de poker, un colonel qui trichait. Il est condamné à mort, mais la veille de son exécution, il reçoit la visite d’une inconnue, Maria. Elle lui explique qu’elle vient le sauver; le peloton d’exécution aura des armes chargées à blanc...Après son évasion, il apprend qu’il doit ramener au Santa Costa, avec son avion, une poignée d’exilés dirigés par Diego Valdez, l’ancien président renversé. Or des membres du groupe meurent dans des circonstances bizarres.. En fait, il apparaît vite à Cartier qu’il s’agit en fait de récupérer un gros magot resté au Santa Costa . Seuls, Maria et un certain docteur Grego, savent où le trésor se trouve. L’avion de Cartier ayant été endommagé par des chasseurs lancés à sa poursuite, Cartier décide de se poser à Corombo, sur un petit terrain tenu par un Français. Le Dr Grego, un personnage inquiétant, propose à Cartier de partir seul avec lui, et lui indique où se trouve l’argent, mais il est tué par Diego. Les exilés tentent de se débarrasser de Cartier en utilisant les services d’un Allemand dont l’avion a été accidenté; mais Cartier réussit à empêcher le décollage de son avion qu’ils avaient emprunté; l’Allemand est tué dans la bagarre. Pour renouer avec Cartier, Maria se donne à lui. Mais il faut partir vite, car l’aubergiste les a dénoncés à la police. Cartier dépose tout le monde à la frontière du Santa Costa. Valdez, auquel Maria a dit ou se trouvait le trésor, se précipite au Santa Costa en forçant un barrage de police. Cartier et Maria arrivent en avion alors que Valdez a déjà mis la main sur l’argent. Dans sa fuite, il est tué par la police, mais Cartier a réussi à récupérer le magot avant. Quand il retourne à son appareil, la police a dèjà arrêté Maria qui l’attendait. Il décolle et contacte par radio le colonel Taramon pour échanger Maria contre une partie de l’argent. Le marché est conclu, mais quand Cartier atterrit pour emmener Maria, il constate que celle ci a été tuée…

Le début du film avec le pilote sauvé in extremis du peloton d’exécution par une inconnue, nous rappelle inévitablement « Arise my love » (1940) de Mitchell Leisen, avec Ray Milland et Claudette Colbert. Poitrenaud connaît ses classiques. La scène se passait dans l’Espagne franquiste dont les mœurs politiques n’étaient guère éloignées de certaines républiques bananières...

 

Les avions du film ::

Le "canard en fer blanc " est un de Havilland DH.89 Dragon Rapide avec un fausse immatriculation (CO-FAC) qui en ferait un avion cubain… Le nom de l’avion est quelque peu inexact, dans la mesure où le Dragon Rapide, quoique de couleur argenté, est composé d’un peu de fer, mais de beaucoup de toile et de bois…On n’a pu retrouver aucune donnée sur cet avion. Il est peut-être français. Dans le générique, est citée une "Société Aéronautique de l’Est", sise à Strasbourg et disparue depuis…

Pour les deux avions qui poursuivent Cartier, il y a moins de mystère, ce sont des North American T-6, ou E.16, de l’Ejercito del Aire espagnole, (numéros 793-8 et 9), équipés de lance roquettes sous les ailes. En arrière plan, sur l’aérodrome militaire, on voit des avions de construction espagnole, un petit monomoteur Aeronautica Industrial SA.1-11B Peque, un CASA 1131, et un Bücker 131 Jüngmann construit sous licence, qui servit jusqu’en 1978 à l’entraînement de base dans les forces aériennes espagnoles.

L’avion accidenté du pilote allemand est un bimoteur Beechcraft 55 Baron.

 

Christian Santoir

* Film rare

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